Nous arrivons tôt le matin sous un temps capricieux et commençons la découverte de Buenos Aires à bord de notre taxi qui déambule tant bien que mal au milieu de cette immense cité en partie bloquée par une course à pied. Le véhicule emprunte tour à tour ruelles et boulevards gigantesques comme l'avenue 9 de Julio, considérée comme la plus large du monde où nous nous pouvons observer une architecture très variée..
Buenos Aires est certainement une des villes d'Amérique du sud la plus riche culturellement, du fait notamment de la grande diversité de sa population qui est originaire à 80% européenne et de son histoire. Buenos Aires détient la plus grande concentration de théâtres et opéras d'Amérique latine ; elle abrite d’ailleurs l'un des opéras les plus célèbres au monde : le Théâtre colon..
L’histoire de Buenos Aires remonte au XVIe siècle quand Pedro de Mendoza, qui était à la recherche d'or, fonda cette ville en 1536 à l'embouchure du Rio de la Plata qu'il baptisa Nuestra Señora Santa Maria del Buen Ayre soit « Notre-Dame Sainte-Marie des Bons Vents ». Le nom Notre-Dame des Bons Vents fait référence à la Vierge de Cagliari en Sardaigne protectrice des navigateurs..
La ville fut ensuite abandonnée après avoir été mainte fois attaquée et il fallu attendre 1580 et le navigateur Juan de Garay pour y voir une nouvelle colonie permanente qui au fil du temps fini par s’appeler Buenos Aires..
Elle comptait déjà plus d’un million d’habitants en 1900 et était devenue déjà la plus grande et la plus riche ville d’Amérique du sud. Aujourd’hui, cette gigantesque cité compte 3 millions d’habitants et 13 millions avec sa banlieue..
Après l’effondrement du peso, Buenos Aires qui comptait parmi les plus chères du monde est soudain devenu relativement bon marché ce qui entraina un essor considérable du tourisme et une augmentation des structures d’accueil à tous les prix dont nous espérons bénéficier..
Nous arrivons à destination, l’hôtel Alcazar est en vue avec une décoration extérieure genre vieille France et une entrée plutôt chic. Notre 1er regard se porte sur l’ascenseur principal qui se situe face à l’entrée et qui, magnifiquement restauré, nous laisse présager le haut standing de l’établissement, ce n’est visiblement pas ici que nous ferons des économies…
Et c’est sans surprise que prenons connaissance du prix excessif de la chambre justifié en partie par un coût de la vie ici bien plus élevé que le reste du pays comme la plupart des grandes capitales du monde et également par son excellente localisation..
Bref, pas de bavardages inutiles avec le personnel tout juste aimable, nous prenons possession de notre chambre au 1er étage bien content d’y déposer nos gros sacs et y faire un petit somme..
A notre réveil, nous avons une bonne surprise puisque le soleil a fait son apparition ! C’est génial, nous sommes très bien situés, sur la célèbre Avenue de Mayo qui est considéré comme l’axe civique de Buenos Aires puisqu’elle regroupe en autre la Maison de la Culture, le Palacio Barolo et le Palais du congrès de la nation..
Nous remontons la rue avec plaisir en direction du port, le temps est idéal et nous observons avec curiosité l’agitation dans le quartier. Nous atteignons quelques minutes plus tard la Plaza de Mayo et bon nombre d’édifices d’importance comme la Cathédrale Métropolitaine et la fameuse Casa Rosada..
Nous contournons la place et nous dirigeons à l’est vers le nouveau quartier chic de Puerto Madero pour y manger à la Caballeriza, un resto très populaire dans une grange superbement rénovée, nous prenons chacun bien entendu le célèbre de Beef de Chorizo de 500 gr. C’est énorme bien sur mais la viande est vraiment délicieuse et l’assiette repart complètement vide..
Pour bien digérer ce festin, rien de tel qu’une énorme et délicieuse glace ! Et nous ne sommes pas les seuls car les glaces fortement influencées par l’immigration italienne sont une véritable institution ici en Argentine !
Puis nous remontons les docks jusqu’à une petite office de tourisme tenue par une jeune fille particulièrement dévouée qui nous offre un bon kilo de lecture ! Dans la foulée, nous nous rendons au terminal de ferry Buquebus afin de prendre des renseignements pour se rendre en Uruguay en traversant el Rio de la Plata..
Juste après nous faisons la rencontre de papy Spiderman ! Eh oui, nous ne rêvons pas, un petit vieux portant le masque de Spiderman déambule sur son vélo en klaxonnant à tout va avec une sonnerie caractéristique du super héros, les flics postés pas loin restent bouche bé également !
Nous continuons notre parcours en direction de la Plaza Libertador General San Martin tout au nord où nous pouvons observer la tour de l’horloge au loin, l’occasion d’une petite halte, oui nous sommes bien à Buenos Aires !
Puis nous empruntons ensuite la somptueuse rue piétonne Florida très animée où petits étalages et boutiques de luxe cohabitent. Cette rue piétonne est très agréable, les façades des magasins sont modernes et alléchantes, les commerçants avenants et le choix très important ; idéal pour un petit lèche vitrine..
Nous nous arrêtons en chemin pour assister à un spectacle de tango amateur improvisé au milieu de la rue. Le show est sublime, les danseurs s’exercent avec une classe et une virtuosité incroyable, nous sommes sous le charme, comblés d’avoir pu assister à ce qui représente l’emblème du pays : fierté, élégance, chaleur et authenticité..
Nous en profitons pour passer au Microcentro et le quartier des affaires de la ville où les gens sont beaucoup plus pressés qu’ailleurs naturellement et nous terminons notre chemin sur la calle Lavalle, patrie des restaurants et des cinémas ce qui constitue pour nous un petit programme idéal !
En fin surtout le cinéma car pour le restaurant on repassera, le repas du midi étant si copieux qu’on se laisse juste tenté par le « Argentin burger » pur b½uf, un pur délice pour les amateurs de fast food..
Pour le cinéma, nous allons voir le corrosif « Tempête sous les tropiques » qui parlé en anglais avec des sous titres espagnol donne un résultat plutôt décapant !
Ensuite le soir, rien de plus agréable qu’un retour à pied jusqu’à notre hôtel au son des musiciens en regardant les badauds et l’agitation général encore présente à cette heure tardive de la nuit. Nous sommes déjà envoutés par cette ville alors qu’elle n’a montré qu’une infime partie de ses charmes mais que va donc nous réserver la suite ?