La separation avec notre petit van..

Le 03-07-2007 • Pays : Australie

Plusieurs couples ou binômes se sont déjà approchés du van écoutant parfois religieusement, parfois sans intérêt les indications que je leur apporte.

Un couple d'allemands, elle petite bout de femme de 18 ans, lui costaud germanique du même âge semblent tout d'abord intrigués par notre van.

Le système est rodé, pendant que je vente les mérites "masculin" de notre véhicule (robustesse, motricité, tout terrain, auto radio tout neuf..), val s'occupe de l'aspect plus pratique du véhicule (matériel de voyage complet, sécurité du pare buffle, qualité du matelas et surtout la fameuse assistance 24/24).

La présentation se terminant toujours par une explication des tests de contrôle validés par notre van et une proposition d'un tour d'essai si besoin est !

Ils refusent poliment la proposition de conduire notre véhicule mais semblent satisfaits à l'écoute du moteur que je fais rugir dans ce souterrain lugubre.

Ils reviennent alors le lendemain pour nous confirmer leur volonté d'acheter notre van mais veulent effectuer un contrôle approfondi de celui-ci.

Après négociation, le rendez vous est pris le lendemain dans le même garage que lors de notre contrôle.

Nous partons donc vers 10h tous les 4 pour amener notre van qui passa brillamment la plupart des tests et rassura définitivement les futurs acheteurs.

Ceux-ci promettent alors de repasser avec l’argent dans l’après midi.

Nous retournons donc au Car Market, un pack de bière à la main signe de notre victoire.

La vente définitive ne se fera finalement que 2 jours plus tard suite à un problème bancaire du couple. Nous leur indiquons alors comment faire et comment rapatrier de l’argent en international avec la poste.

Nous sommes enfin soulagés et pouvons nous concentrés sur la suite de notre voyage, la Nouvelle Zélande, pour lequel nous allons comme à notre habitude tout improviser car nous n’avons strictement rien réservé !

Départ demain, destination Christchurch !


Le Car Market de King Cross

Le 29-06-2007 • Pays : Australie

C’est un endroit très spécial puisqu’il se situe au 4ème sous sol d’un parking souterrain. Le Car Market est un lieu humide, froid, sombre où se mêlent bon nombre de routards et d’aventuriers en tout genre ayant fait un long périple.

 

Ils portent souvent la barbe, la dégaine et l’attitude du baroudeur et sont tous désireux d’en finir au plus vite avec la vente de leur véhicule pour voguer vers d’autres horizons.

 

Nous ne faisons pas exception à la règle avec notre long parcours mêlant aventure, découverte, joie, peine, frustration et surtout adrénaline…

 

Les propriétaires du Car Market sont solidaires, ils passent des journées interminables ensemble (de 9h à 17h non stop) ne voyant souvent personne, aucun acheteur ni même un renseignement ce qui est très frustrant.

 

On se sert donc les coudes comme une communauté, on passe le temps, on discute, on déconne, on se raconte nos histoires, on mange et on boit ensemble. Il faut dire que la tradition ici est de payer un grand pack de bières lorsqu’on vend son véhicule et il y a 2/3 ventes/jour en moyenne.

 

On dénombre une trentaine de véhicules soit près de 50 acheteurs qui se relaient ici. Et on retrouve souvent des regroupements par pays d’origine, nous avons la chance d’avoir en même temps que nous 2 couples de français très sympas qui vivent la même galère.

 

On se soutient, on se donne des conseils, des tuyaux sur les véhicules, sur les acheteurs, sur les prix.

 

Il arrive fréquemment qu’un prix de vente se divise par 3 en quelques jours car le temps passé à rester sur place à ne rien faire coûte de l’argent (il nous payer un logement et la nourriture) et surtout dépend souvent d’une date de vol réservé à l’avance.

 

De ce fait, de nombreux véhicules sont abandonnés à l’aéroport faute d’acheteurs.

 

L’acheteur potentiel lui, c’est un bleu comme nous l’étions. Il ne sait pas bien où aller, quoi faire, combien de temps rester. Il a souvent très peu d’expérience en mécanique et écoute bon nombre d’arguments avant de se décider…

 

Le coup de foudre pour un véhicule existe souvent commandé par une attirance esthétique et pas forcément logique.

 

Nous sommes aujourd’hui vendredi et depuis notre arrivée mardi soir il ne se passe rien ou pas grand-chose. C’est en effet une mauvaise période pour vendre puisqu’on arrive en pleine saison d’hiver et les arrivées de voyageurs sont peu nombreuses.

 

Je peaufine mon argumentaire pour venter les atouts de notre van : « c’est un van 4x4 ce qui est rare et très utile avec CD laser et branchement ipod, il possède tout le matériel et le confort de voyageurs en herbe ».

 

Ce discours, je l’ai tenu plusieurs fois mais c’est vrai que la plupart d’entre nous, passé une semaine à attendre, ne se lèvent même plus de leur chaise pour aller discuter par pessimisme et manque de motivation.

 

Mais pas moi, pas encore ! Persuadé que notre malchance de ces derniers jours ne peut durer davantage, je me démène autant que possible pour courtiser et motiver le moindre curieux.

 

Rappelons que le précédent propriétaire de notre van avait mis presque 2 semaines pour nous le vendre et avait du baisser son prix de 4200 à 3250$.

 

J’affiche le prix à 3900$ mais je ne le baisse pas, il est encore trop tôt.

 

Je vous laisse un couple d’allemand s’approchent, intrigués…

 


Le commissariat

Le 26-06-2007 • Pays : Australie

Nous nous rendons donc au commissariat le plus proche, celui de King Cross où nous attendent surement de longues minutes d’explications.

 

Nous leur fournissons tous les papiers nécessaires et la déposition peut commencer.

 

Les policiers sont plutôt aimables et souvent intègres mais sans grande surprise, notre affaire ne va pas beaucoup les émouvoir.

 

Nous pensons à tort que des caméras placés le long de cette artère auraient pu enregistrer la scène. Il n’en est rien !

 

Après notre entretien, rien ou pas grand si ce n’est un rendez vous pris pour le lendemain matin afin de faire le contrôle de notre van et des éventuels indices ou empreintes.

 

Nous ne sommes pas complètement abattus mais le coup est rude surtout si près de notre départ définitif de l’Australie.

 

La nuit est très difficile, marquée par cette épreuve inattendue.

 

Le lendemain matin, l’expert en police scientifique est là : c’est une femme plutôt sympa qui nous demande de nous garer devant le commissariat pour expertise.

 

Le temps de lui montrer notre véhicule, une pervenche locale complètement bornée a eu le temps de nous dresser une contravention qui ne pourra pas être annulée alors que c’est la police qui nous a demandé de nous garer devant ! On croit rêver… Mais ce n’est pas grave, juste une contravention de plus que nous ne payerons pas.

 

L’analyse du véhicule se limite sans surprises à quelques empreintes laissés ici et là qui sont probablement les nôtres.

 

Il nous faut maintenant décider quelle sera la suite de notre aventure car les donnes sont différentes.

 

Après réflexion, nous décidons de partir en Nouvelle Zélande coûte que coûte mais pour cela il nous faut vendre le van vite et bien et c’est ça c’est une toute autre histoire !


Le cauchemar..

Le 26-06-2007 • Pays : Australie

A notre retour vers le van garé sur l’allée la plus passante et la plus connue de Sydney, je remarque avec beaucoup d’appréhension un détail important : la serrure de la porte est légèrement décollée !

 

J’ouvre et là, mes craintes sont fondées : nous avons été « visités ».

 

Parce que ce que vous ne savez peut être pas, c’est que nous avons déjà subi ce genre de mésaventure au casino de Perth après une partie de poker... tiens donc !

 

Et c’est aussi après une partie de poker à Melbourne que nous avons eu quelques problèmes avec le backpacker.

 

Delà à penser qu’une sorte de malédiction se produit juste après une partie de hold’em poker, il n’y a qu’un pas !

 

A Perth donc, nous avions trouvé un homme dans notre véhicule ! Je lui avais alors confisqué son vélo et ses affaires et entamé une course poursuite après que le voleur est tenté de s’échapper !

 

Plus de peur que de mal, il n’avait rien eu le temps de prendre mais le mode opératoire était le même : décoller légèrement la serrure pour l’ouvrir avec une pince !

 

Ce souvenir en tête, j’ouvre donc la porte avant de notre van et je constate alors que tout les affaires sont à terre, le vide poche vide…

 

Je regarde aussitôt à l’arrière et là je n’ose y croire : les grands sacs à dos ont disparus !

 

Lourde pertes puisqu’ils contenaient tout : 90% des vêtements, 90% des papiers, 90% des souvenirs, 90% du matériel… nos couvertures, sacs de couchage, caméra et lecteur DVD sont également disparus.

 

Les pertes sont énormes… colossales mêmes !

 

A ce stade, il nous faut plutôt faire l’inventaire de ce qui nous reste !

 

Les voleurs ont effectué une fouille minutieuse, n’épargnant pas grand-chose. Le plus surprenant est toutefois à l’avant où ces bandits avaient le choix entre un ipod, des lunettes RayBan, des CDs, un auto radio laser mais devinez quoi ? Ils laisseront tous ces objets et choisiront un gros pot de miel ! Drôle de voleurs…

 

Après une inspection rapide, le constat tombe : nous possédons encore bien entendu nos papiers d’identité et nos appareils photo qui ne nous quittent jamais, nos trousses de toilettes calées sur le côté sont là également ainsi qu’un pull chacun et surtout de notre sac de linge sale.. Providentiel ! Car celui-ci nous permet de ne pas être complètement démunis.

 

Après ces quelques minutes de stupeur, d’effroi et de colère nous nous rendons au commissariat, prêt à en découdre avec la terre entière !

 


Sydney, la derniere etape..

Le 25-06-2007 • Pays : Australie

A notre arrivée sur Sydney, nous nous rendons directement à la mythique plage de Bondi Beach pour y passer la nuit avec cette pensée en tête : revendre très rapidement notre van pour profiter un maximum de la nouvelle zélande ; notre billet retour ‘Nouvelle Zélande - Sydney - Bankok - Paris’ étant déjà réservé !

 

Nous nous rendons donc directement le lendemain matin au Car Market dans le quartier de King Cross qui est une sorte de hall d’exposition dans un parking souterrain. Celui-ci nous demande de passer un contrôle technique pour avoir l’autorisation d’exposer notre véhicule dans leurs locaux. Il nous fournit alors quelques adresses de soi-disant professionnels pour effectuer cette vérification.

 

Comme nous nous en doutions déjà, certains d’entre eux sont de véritables escrocs de mèche avec le Car Market ayant pour but de prendre un maximum d’argent ; pour cela, ils mettent un maximum de pression en inventant toutes sortes de réparations indispensables à effectuer.

 

Le 1er garage visité est peu rassurant, tenu par des mafieux italiens peu aimables. Nos rapports avec eux sont rapidement tendus. Le prix est cher pour le service rendu et le contrôle effectué ne prend que 15 minutes ! Un vrai record…

Je passe les détails et sans surprise le verdict tombe : 80% du contrôle est mauvais rendant impossible la revente.

 

Nous sommes dépités mais certains qu’un autre établissement plus professionnel et conciliant saura nous satisfaire.

 

Nous amenons donc notre véhicule chez un autre garage plus compétent celui-ci. Le feeling passe tout de suite et le verdict est nettement meilleur : 70% est ok ! Cherchez l’erreur…

 

Rassurés, nous nous passons ensuite la fin de journée au centre ville et à l'Opéra pour y prendre quelques photos souvenirs et gouter les derniers moments passés en Australie et le soir nous décidons de nous rendre à un tournoi de poker dans une tour d’immeuble asiatique.

 

Le décor est futuriste, digne d’un clip US. Grand écran, sono à fond, plusieurs salles… La partie se passe bien, les joueurs sont détendus avec chacun une « gueule » et un type de jeu digne d’un film. Je termine 3ème à une heure raisonnable et ça tombe bien car le lendemain nous enfilerons très tôt notre costume de vendeur de véhicule d’occasion.

 

Malheureusement, de retour à notre van, une surprise impensable nous attend…

 


Le retour au point de départ..

Le 24-06-2007 • Pays : Australie

Après un repos salutaire le matin au retour sur le port, nous entamons notre dernière journée de 'loisir' avant le grand retour pour Sydney.

 

Les derniers achats effectués l'après midi, nous réservons notre soirée pour retrouver le célèbre casino étoilé de Melbourne où la chance aux cartes m’avait souri quelques semaines plus tôt.

 

Je m’installe donc à une table en compagnie de 9 autres joueurs dont une bonne moitié d’habitués. Tout se déroule normalement, les mènes s’enchainent jusqu'à ce que le facteur X fasse son apparition !

 

En effet, un ivrogne passé par là décide alors de se joindre a nous ; visiblement l’homme avait du boire une bonne dizaine de verres, il ne tenait d’ailleurs qu’à peine debout, une aubaine pour remettre en jeu de l’argent frais.

 

Mais l’incroyable arriva, cet homme chanceux comme ce n’est pas permis remporta la quasi-totalité de ses duels avec le miracle de trouver toujours une main gagnante sur la dernière carte.

 L’ivrogne coucha la quasi-totalité des joueurs moi y compris bien entendu sur la river ce qui a eu le don d’exaspérer tout le monde et de nous faire quitter prématurément les lieux.

De toute façon, il est temps de rentrer et de dormir, demain une longue route nous attend...

Le lendemain, départ aux aurores, le timing est très serré puisqu’il nous faut rallier Sydney le plus vite possible afin d’y vendre notre van et prendre un vol au plus vite pour la nouvelle zélande.

 

De plus, il nous faut effectuer le grand nettoyage du van et surtout celui de nos affaires !

 

Car les 25 kgs chacun de matériel apportés au départ sont bien loin malgré un renvoi postal en cours de séjour. Il nous faudra donc faire des choix, se séparer des "vêtements de travail" , jeter les vêtements inutilisables (nombreux hélas !) et empacter au mieux ce qui reviendra en france...  pas simple !

 

Nous nous arretons sur une aire d'autoroute en début d'après midi et ce qui devait prendre 2 ou 3 heures dura sans surprise jusqu'à la tombée de la nuit.. Nous avons même eu le temps de donner tous les vêtements propres dont nous voulons nous séparer à une église du coin..

 

Nous sommes alors assomés mais satisfaits d'avoir fait le plus dur !

 

Notre 'tit van a fier allure désormais : contrôlé, astiqué, rangé, il ne reste plus qu'à poser le fameux 4 SALE à l'arrière du véhicule pour signifier que notre van est désormais officielement en vente.

 

Il nous reste encore plusieurs centaines de kilomètres à faire de nuit mais nous voyagerons léger cette fois !


The Nut

Le 23-06-2007 • Pays : Australie

C'est donc par l'intérieur des terres en raison de la météo difficile qu'il nous faut reprendre la route en direction du Nord-ouest de l'île.

Grosse consolation, nous nous arretons en chemin dans une chaleureuse propriété proposant des produits locaux vraiment délicieux comme de la confiture, des tartes, des milkshakes et bien d'autres choses encore..

L'histoire de la magnifique côte nord-ouest de la Tasmanie est aussi riche que le paysage est diversifié.

Elle remonte à 40000 ans, époque à laquelle kangourous et wombats géants peuplaient la région.

Les tribus aborigènes s'abritaient dans les grottes le long de la côte, comme en témoignent gravures rupestres et traces de campement.

Conscients du potentiel de la région, les colons européens s'enfoncèrent toujours plus à l'ouest, batissant des villes sur le littorral et à l'intérieur des terres le long des rivières.

La région devient rapidement essentielle à l'économie naissante de la nouvelle colonie.

The Nut, à Stanley, et la magnifique plage de Boat harbour consituent les plus beaux sites de la région ce que nous ne manquerons pas de vérifier !

La petite localité paisible de Stanley se niche au pied de l'extraordinaire Circular Head ou "The Nut", c'est un charmant village de pêcheurs idéal pour y faire une halte.

The Nut est une formation volcanique de 152 m de haut qui aurait 13 millions d'années, elle est visible à des kilomètres à la ronde.

Cette l'attraction principale de la région qui n'est accessible qu'au moyen d'un télésiège que des employés très désagréables font fonctionner à des tarifs prohibitifs !

Nous décidons quand même de l'utiliser pour le trajet aller car la pente est très raide et assez longue et le voyage en vaut la peine.

Une magnifique vue à 360° accessible des 4 coins du sommet au moyen de petits chemin de terre nous y attend.

L'océan s'étend à perte de vue ainsi que de vieux batiments en basalte bleu sur le front de mer et même plus loin quelques fermes, granges et étables.

Nous manquons de temps pour poursuivre plus loin la visite de la côte Ouest car nous devons prendre le ferry dès ce soir pour Melbourne mais une chose est sûre, cette île ne manque pas de charme et nous donne fortement envie d'y revenir pour y prolonger notre visite.

Qui sait un jour...

 


Hobart, la jolie capitale..

Le 22-06-2007 • Pays : Australie

Capitale d’Etat la plus méridionale, Hobart est la 2ème ville la plus ancienne d’Australie.

 

C’est une ville jeune, animée, moderne avec un riche passé colonial et possédant des sites naturels de toute beauté : monuments, jardins botaniques, le quartier colonial de Battery Point, la rivière Derwent...

 

Les jolis immeubles géorgiens, le port animé et une atmosphère décontractée font de Hobart l’une des villes les plus sympathiques et agréables d’Australie.

 Cette ville, d’une taille comparable à Besançon est facile d’accès, on se repère aisément avec son centre ville en damier formé autour du centre commercial de Elizabeth Street.

Notre timing est limité et nous n’avons que peu de temps pour découvrir tous les charmes de cette ville ; de plus la pluie répétitive en journée ne nous y aide pas.

 

Toutefois, nous prenons le temps d’admirer entre autre la fameuse Salamanca Place, ses bâtiments coloniaux (un des patrimoines géorgiens les mieux préservé d’Australie) et ses nombreuses galeries, restaurants, cafés, boutiques menant jusqu'à Battery Point qui n’est autre que le vieux port de la ville et qui garde ce nom à cause des nombreux canons installés près du corps de garde.

 

Après une très grosse journée de lessive qui en avait bien besoin, nous prenons le temps de nous rendre à la très moderne librairie de la ville pour vider nos appareils photos et apprécier l’accueil des locaux toujours chaleureux et serviables.

 

Le soir, pour nous récompenser de nos efforts, nous nous rendons près de l’incontournable Salamanca Place pour y dénicher un très romantique restaurant Russe avec une salle et une cuisine très raffinée pour un prix très correct.

 

Nous préparons le lendemain notre route et constatons avec regret que la côte ouest est inaccessible à cause des violente chutes de neige (nous sommes presque en plein hiver) sur les hauteurs de la seule voie d’accès : la A10 aux contours parfois escarpés.

 

Nous remettrons donc à une autre aventure et une autre saison les visites du Franklin Gordon et Cradle Moutain Lake National Park et d’une croisière sur la Gordon river.

 

Qu’importe la Tasmanie a encore beaucoup à nous offrir et nous le vérifierons dès demain.

 


Port Arthur, la ville prison fantome..

Le 21-06-2007 • Pays : Australie

En 1830, le gouverneur Arthur décida d’envoyer dans la péninsule de tasman les criminels récidivistes de la colonie. Considérée comme un « pénitencier naturel », la péninsule était reliée au continent par une bande de terre de moins de 100m de large. Pour empêcher toute évasion, des chiens de garde féroces étaient enchainés le long de l’isthme et les eaux étaient infestées de requins. 

 

Port Arthur était une véritable ville prison avec de beaux immeubles, des chantiers navals, l’exploitation du charbon, la cordonnerie et la fabrication de clous. Il y eu également des fermes pénitentiaires et un centre de rééducation pour jeunes délinquants à Point Puer ainsi qu’une immense église.

 

 En avril 1996, Port Arthur connut un terrible fait divers quand un tireur fou tua 35 personnes et en blessa plusieurs autres parmi les touristes et les gardiens.

 Cette « ville musée » est désormais dépourvue d’habitants mais constitue une des attractions touristiques majeures de Tasmanie.

 

 Dès les 1er pas sur le site, une atmosphère étrange se dégageait du panorama ; il faut dire que le temps était idéal : brumeux avec du brouillard et une pluie fine, idéal donc pour ce genre de visite.

 

 Le bâtiment principal où se situaient toutes les cellules est très abimé suite à un énorme incendie. Les bâtiments secondaires sont eux très bien restaurés : bâtiment des officiers, cantine, paroisse, maison individuel pour le personnel…

 

 Nous visitons la majorité des habitations qui s’avèrent être très confortables pour certaines et rudimentaires pour d’autres. Il fallait une sacrée motivation pour le personnel civil et les gardiens pour venir travailler aussi isolé de tout. Car c’était dans une véritable autarcie avec exploitation des récoltes agricoles et petit commerce extérieur que vivait cette « ville prison ».

 

 On aperçoit au loin ‘the island of the dead’ ou plutôt ‘l’ile de la mort’ sur laquelle reposaient les tombes des prisonniers et du personnel civil. Un gardien de cimetière vivait seul à l’année sur l’ile pour son entretien > comment ne pas devenir fou ?!

 

 Le panorama est idéal pour un thriller ou un film d’horreur, les bâtiments gardent tous leurs mystères et rendent parfois mal à l’aise.

 

 Le plus frappant est peut être l’affichage des photos des détenus les plus dangereux avec le retraçage de leur parcours. On se croirait dans le cœur d’une émission de portrait criminel ou chacun d’entre eux y est disséqué à la loupe avec beaucoup de détails et d’anecdotes.

 

 La visite durera toute la journée et c’est sur le même temps sombre et brumeux que nous prenons doucement la direction de la sortie encore secoués par certaines images ou histoires terribles qui font l’histoire et la réputation des lieux.

 

 Une destination beaucoup plus agréable nous attend cette fois : Hobart, la capitale la plus agréable dit on d’Australie !


Le Freycinet National Park

Le 20-06-2007 • Pays : Australie

Le Freycinet National Park, un des plus célèbres de Tasmanie, est situé sur une péninsule où se trouve notamment Coles Bay réputé pour son paysage époustouflant.

 

De spectaculaires excroissances de granit rose de 300 m de haut appelées Hazards dominent la petite localité de Coles Bay qui est un point d’accès à de nombreuses plages de sable blanc ainsi que de nombreuses falaises et sentiers de randonnées.

 

Ce parc est réputé pour ses bruyères, ses orchidées et autres fleurs sauvages ainsi que pour sa faune qui compte des cacatoès noirs, des méliphages et des wallabies de bennett.

 

Cette région est un paradis pour les randonneurs que nous sommes devenus ; l’un des sentiers les plus connus mène à la magnifique Wineglass Bay.

 

On peut également admirer le panorama de la côte depuis le Cape Tourville situé au bout d’un chemin de quelques centaines de mètres.

 

Ce National Park vaut le détour et mérite largement sa réputation d’incontournable.

 

Nous y passons toute l’après-midi avant de reprendre la route en direction d’une destination beaucoup moins idyllique : la ville fantôme de Port Arthur !


Binalong Bay

Le 19-06-2007 • Pays : Australie

Après une nuit très agréable passée sur le bord de mer, bercés par le son des vagues, nous démarrons l’exploration de la fameuse Binalong Bay.

 

Ce spot situé en plein nord-est de l’île près de la région de Bay of fires est unique en son genre ; toutes les pierres bordant le sable sont de couleur rose orangé ce qui donne une impression étrange, un peu surnaturel.

 

Nous nous amusons à sautiller de pierre en pierre afin d’atteindre l’extrême pointe de cette plage où se cache quelques petites embarcations.

 

En effet, la côte est est réputée pour ses longues plages de sable fin, son climat doux et ensoleillé mais aussi ses bons coins de pêches.

 

Cette balade fait du bien, et nous reprenons la route revigorés.

 

Le trajet menant au sud-est s’avère bien plus agréable et nous donne la chance de longer la côte et ses innombrables plages quasi vierges et sauvages.

 

Après quelques kilomètres, je ralenti à la vue d’un panneau sur ma gauche : le célèbre Freycinet National Park n’est plus très loin.

 


St Columba Falls

Le 18-06-2007 • Pays : Australie

C'est au petit matin, sur une route très sinueuse que continue notre exploration de la Tasmanie en direction de la côte Est.

La route est particulièrement délicate, nous amenant parfois à plusieurs centaines de mètres d'altitude en plein brouillard pour y retrouver un paturage et une maison en bois isolée.. les hamichs et Charles Ingalls ne sont pas loin !

La température est fraiche et une  pluie fine vient s'abattre sur notre parebrise rendant la visiblité encore plus difficile.

Nous faison une halte dans le petit bourg de Derby avant de prendre le chemin des fameuses St Columba Falls, les chutes d'eau les plus réputées de l'état.

Nous y arrivons en fin d'après midi et sommes très heureux de constater que le van n'aura pas de route insurmontable pour y accéder..

Le chemin au milieu d'une petite forêt tropicale est très agréable ; les odeurs, les sons et la vue de cette végétation nous détendent et nous invitent à effectuer sans peine les kilomètres qui nous séparent du point d'arrivée...

La vue est superbe et les photos ont du mal à rendre l'atmosphère unique des lieux. Nous y resterons un moment avant de reprendre le même chemin à l'inverse sans trainer car la nuit ici tombe très vite.

Sur le chemin ramenant à la route principale, nous décidons de nous arreter dans un pub typique du bush..

Des gaillards ivres venus de nulle part nous y attendent mais ce genre d'individus ne nous impressionent plus guère à ce stade du voyage même si leur regard lubrique sur chaque corps féminin peut rendre mal à l'aise.

Quelques pintes plus tard et quelques mots échangés avec quelques pilliers de bars du coin, nous décidons de passer la nuit sur une plage de la côte est même si les soulards du coin n'auraient pas demander mieux pour nous inviter...

La route est encore longue mais la tasmanie possède un avantage précieux : il n'y a pas de kangourous ici donc pas de problème pour rouler de nuit.

Bonne soirée, binalong bay nous attend !

 


La tasmanie, un monde à part..

Le 17-06-2007 • Pays : Australie

La Tasmanie, enfin… dernière étape de notre tour de l’Australie et pas des moindres puisque la Tasmanie a une histoire et une culture unique qui mérite une visite à elle seule. 

 

C’est le seul état insulaire d’Australie ; cette ancienne île prison est très prisée pour sa nature sauvage, son histoire incroyable, sa gastronomie raffinée et surtout l’accueil légendaire de ses habitants.

 

Baptisée en 1642 Terre de Van Diemen du nom du gouverneur de la compagnie hollandaise des indes, elle abrita la seconde colonie australienne et fut rapidement connue comme la destination la plus redoutée des forçats britannique car elle possédait les plus rudes établissements pénitentiaires.

 

Elle prit le nom de Tasmanie en 1856 pour changer son image et en 1870, suite à la découverte d’un gisement d’or, une exploitation croissante des nombreuses ressources naturelles de l’ile (argent, cuivre, plomb) fut pratiquée. Ce jusqu’en 1970 où les militants écologistes mirent un frein à ces exploitations.

 

La culture aborigène fut tragique, séparés du reste du continent pendant plus 10000 ans, les aborigènes furent dépossédés de leur terre, massacrés puis déportés mais aucun ne survécu.

 

Les régions sauvages de Tasmanie font partie des mieux préservées au monde et sont inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité.

 

C’est donc après épris d’une curiosité croissante que nous débarquons sur le port de Devonport qui est le débarcadère des ferries et principal port du pays.

 

Après une courte sieste bienvenue nous décidons de prendre la route vers le sud-est en direction de Deloraine pour un petit parcours gourmand.

 

En chemin, nous faisons une 1ère halte à la « house d’Anvers », un confiseur de grande réputation qui produit de délicieux chocolats belges !

Le choix est très varié, nous pouvons même assister à leur fabrication. Humm… quelle délice, j’en salive rien qu’en écrivant ces lignes…

 

Après avoir fait plusieurs dégustations et quelques provisions, nous nous rendons à la « Christmas Hills Rasperry Farm », une maison spécialisée dans les framboises (mon fruit préféré) en proposant crêpe, sundae, cheesecake, tarte, glace… un vrai délice !

 

En fin d’après midi, nous prenons la route pour Lauceston, la 2ème ville du pays où nous passerons la nuit.

 

Cette 1ère journée est décidément bien agréable… 


La traversée à bord du Spirit Of Tasmania

Le 16-06-2007 • Pays : Australie

Le bateau est magnifique à l’intérieur, tout en lumière et en dorure avec tous les loisirs possibles à bord : salle de cinéma, salle de jeux, machines à sous, boutique de souvenir, petit supermarché, cafétéria, restaurant, nombreux bars, salle de détente…

 

Nous avons pris bien entendu les places les plus économiques c'est-à-dire sans cabine et pour une traversée de 10 heures ne s’effectuant que de nuit, le repos peut être très difficile sur de simples sièges mais nous avons de quoi nous occuper un peu.

 

Nous épuisons tous les compartiments du navire et abusons au maximum de la salle cinéma, dessins animés y compris.

 

De plus, il nous faut étudier notre guide : le Lonely Planet sur le plan de route et les visites à effectuer. Nous ne pouvons rester qu’une semaine, il faudra faire des choix.

 

Plus les heures passent et plus nous avons hâte de découvrir enfin la mythique île of Tasmania…


Melbourne, de retour enfin..

Le 14-06-2007 • Pays : Australie

Ca fait bizarre de retrouver Melbourne 5 mois après ; tant de choses se sont passées depuis notre première visite ; une véritable éternité…

Nous prenons le temps de redécouvrir cette ville toujours aussi plaisante et nous rendons au célèbre marché local pour y faire quelques achats, les marchands utilisant le patrimoine aborigène sont considérablement nombreux. Les objets dérivés sont abondants et très variés avec souvent une fausse apellation 'made in australia'.

Il existe en effet 3 provenances d'objets d'art de la culture aborigène : ceux fait de manière unique par des aborigènes de chaque tribu, ceux fait de manière industrielle par des enfants initiés à la reproduction de peinture et de dessins et les imitations chinoises. Vous l'avez compris le prix est également variable en fonction de la provenance de l'objet (attention aux pièges) mais le business devient absurde quand il faut débourser plusieurs milliers de dollars pour une 'simple peinture'.

Le soir nous nous rendons dans le célèbre quartier italien. Les rues sont très fréquentées, les ‘restaurants italiens’ traduisez 'simple petites pizzérias' ne manquent pas. Chacun d'entre eux emprunte un vague nom italien avec quelques plats de nouilles enrobés de sauce pour agrémenter le menu.

Nous choisissons de manger dans le fleuron des restaurants italiens d’Australie, celui où siège le club de supporters de la célèbre marque au cheval : Ferrari avec, incroyable, une monoplace grandeur nature exposée dans la salle principale du resto.

Il est vrai que ça fait son petit effet !

Par contre pour le repas, c’est autre chose… cette ‘guinguette’ propose ce qui se fait de pire en nourriture italienne avec des pâtes immondes, des pizzas sans saveur et des desserts indescriptibles..

Un resto ‘inoubliable’ c’est le mot !

Qu’importe, nous avons déjà la tête ailleurs puisque nous prenons le lendemain le célèbre bateau spirit of Tasmania pour retrouver la légendaire ile de Tasmanie..


1 - 2 - 3 ... 8 - 9 - 10 - Suivante