La traversée en bateau.. suite..

Le 31-07-2008 • Pays : Pérou

Nous nous réveillons doucement au petit jour en même temps que certains d'entre nous. Il faut dire que certaines personnes n'ont pas pu fermer l'oeil à cause du mal de mer ou des hamacs un peu trop fermes peut-être. Je me souviens encore de mon expédition aux toilettes en pleine nuit dans une atmosphère étrange où des yeux apparaissaient dans la pénombre de la jungle... inoubliable !

Un petit déjeuner nous attend ensuite avec jus de papaye, lait, oeuf au plat, pain, beurre.. un vrai festin ! Nous apercevons ensuite le premier village du nord de l'Amazone, formé de cabanes en bois (quelques unes en pierre) et d'une motte de terre servant de port d'embarcation. S'en suivent ensuite d'autres villages, l'occasion à chaque fois d'un arrêt permettant aux villageois de récuperer des produits vitaux en échange de corbeilles de fruits et de plats préparés par leur soin.. Ces corbeilles sont de véritables délices de saveur et de senteur et nous n'hesitons pas à goûter plusieurs d'entre eux..

Quelques temps plus tard, nous dégustons le repas du midi qui est vraiment délicieux, il est composé de bananes séchées, de riz parfumé unique, de pommes de terre inégalables et de poulet sucré savoureux. Un vrai festin !

Nous progressons au coeur de l'Amazone en effectuant toujours des arrêts dans plusieurs villages bordant le fleuve et nous finissons en fin de journée par faire un transit dans l'un d'entre eux pour poursuivre la route en pirogue. Un gigantesque orage surgit alors en pleine rivière, l'occasion de frissonner un peu..

Ca y est ! Le panneau officiel de la réserve Pacaya Samiria est franchie, il ne nous reste que quelques minutes avant d'arriver dans le village de San Martin, il est temps..

 


La traversée en bateau..

Le 31-07-2008 • Pays : Pérou

Il est 17h et nous retrouvons à notre hôtel notre guide : Marteen qui parait sympathique et qui surtout comprend un peu l'anglais ce qui est plus pratique.. Nous prenons aussitot un Tuk Tuk en direction du port de la ville mais un incident nous empèche de continuer notre route ; en effet une maison d'un bidonville a pris feu ce qui paralyse une bonne partie de la ville et qui nous oblige à traverser l'immense quartier des barrios à pied ! Expérience étonnante mais aussi très dangereuse surtout en fin de journée..

Arrivés sain et sauf au petit port de la ville sous le regard très curieux de certains habitants apréciant visiblement la beautée de nos sacs à dos, nous embarquons enfin sur le bateau.. Le bateau est divisé en plusieurs étages bien distincts : le rez de chaussée d'abord qui sert de stockage de marchandises et de personnes pour les moins fortunés, le 1er étage accueille à bas prix tous les locaux c'est à dire un nombre ahurissant de personnes entassées les unes sur les autres dans très peu d'espace et enfin le 2ème etage, un peu plus humain permettant de respirer plus librement avec seulement 1 hamac au mètre carré !

Nous faisant plus ample connaissance avec notre guide qui a vécu dans un village d'Amazonie et qui y garde toute sa famille et ses amis. Il nous confirme que le trajet en bateau durera 24h minimum, le voyage s'annonce donc très long. Nous sommes les seuls touristes avec un couple d'espagnol en vacances et une belge en échange universitaire..

Il commence à se faire tard et nous testons sans se forcer les hamacs du bateau qui feront laffaire pour cette expérience unique. Le bateau avance paisiblement au plus profond de la rivière amazonienne et nous berce doucement sous les cris d'accueil de quelques bètes sauvages au loin..


Iquitos, la splendide capitale de l'amazonie

Le 30-07-2008 • Pays : Pérou

Reliée au monde extérieur uniquement par avion ou par bateau, Iquitos est la plus grande ville au monde que l'on ne peut rejoindre par la route. Accueillante, bruyante, insolente et excentrique, cette ville de presque un demi million d'habitants possède une identité unique, c'est la capitale de l'immense département de Loreto perdu dans la jungle et donc la capitale de toute l'amazonie..

Iquitos fut fondée dans les années 1750 par des missionnaires jésuites pour se protéger des attaques des tribus indiennes, hostiles à toute conversion. La petite colonie survécut et s'agrandit lentement jusqu'au boom du caoutchouc où la population fut multipliée par 16 en quelques années.

Dans les années 1960, la découverte du pétrole apporta un regain de prospérité faisant d'Iquitos une ville moderne et florissante. Et ces dernières années, c'est le tourisme et les excursions en amazonie qui jouent également un rôle considerable dans l'économie de la région..

Nous arrivons à l'aéroport de nuit avec inévitablement 2 heures de retard et nous sommes ravis de constater que notre hôtel a anticipé le changement d'horaire et mis à notre disposition un taxi. Et c'est un avantage énorme car la ville possède très peu de voitures et surtout nous assistons à la sortie de l'aéroport à un vrai déluge ! Des trombes d'eau se déversent sur la route la rendant limite praticable mais notre chauffeur qui en a vu d'autres avance tranquillement avec une visibilité très reduite..

Les rues sont fréquentées presque uniquement par des mobylettes de transports, les "Tuks Tuks" amazoniens qui s'activent dans une frénésie immense. Nous sommes très surpris et très exités, la route menant à la ville est très colorée. Il fait très chaud et très humide mais l'ambiance tropicale est unique et nous sommes sous le charme. Iquitos est une sorte de mélange entre les couleurs des maisons cubaines et la folie urbaine de Bangkok..

Notre hôtel "La Pascana" est magnifique, tout simple mais complètement inscrit dans le paysage avec un jardin tropical à l'interieur. La chambre est rudimentaire mais nous apprécions déjà follement ce dépaysement total..


Cap sur l amazonie...

Le 29-07-2008 • Pays : Pérou

Nous décidons dès le lendemain de prendre un billet d’avion pour nous rendre à Iquitos situé en plein c½ur de l’Amazonie. Vaste et sauvage, le nord du bassin amazonien conserve l’essence même de l’Amazonie. L’amazone ou Rio Amazonas y prend sa source dans les profondeurs de la jungle avant d’entreprendre son long et paresseux voyage jusqu’à l’océan Atlantique..

 

La population en amazone est considérée comme la plus clairsemée, du fait de sa situation géographique isolée dans la forêt pluviale. On y retrouve une culture à part marquée en autre par son isolement et son rapport avec la nature..

 

La visite touristique la plus connue est la réserve Pacaya Samiria qui est une zone protégée immense dans laquelle de nombreux peuples indigènes y vivent de manière primitive..

 

L’Amazonie est aussi connue pour ses rites chamaniques qui sont des méditations spirituelles où l’âme communique avec les esprits, ce genre de « pèlerinage » est en plein essor touristique. Situé à la frontière de la Colombie et du Brésil, ce territoire est également connu pour ses plantations secrètes de coca et son commerce de narco trafiquants normalement peu dangereux pour les touristes..

 

C’est avec beaucoup d’excitation et de curiosité que nous avons hâte de découvrir cette région mêlé de mythes, de mystères et d’aventure..

 


Bienvenido a Lima !

Le 28-07-2008 • Pays : Pérou

Un air de FarWest plane sur cette capitale trépidante. Deuxième plus grande ville au monde à s'étendre sur le désert, Lima possède un charme particulier avec ses 8 millions d'habitants : les bidonvilles ou "barrios" contrastent avec les centres commerciaux et les quartiers d'affaires avec les faubourgs côtiers. Ville moderne en constante évolution, Lima offre aussi bien la splendeur déclinante de l'architecture coloniale que des bords de mers modernes, des quartiers chics et branchés et un grand nombre d'églises et de musées.

Dès notre arrivée à l'aéroport, nous faisons connaissance avec cette grande cité à bord d'un taxi nous amenant d'abord le long des barrios puis de plus en plus près du vieux centre ville. Le chauffeur visiblement peu inspiré nous dépose à quelques pâtés de maisons de notre hôtel ce qui nous permet de continuer joyeusement  pied notre visite. Nous remarquons au passage la présence importante de policiers chargés de la sécurité de la ville ce qui est plutôt rassurant d'autant que ces derniers sont très aimables. Notre hôtel Continental se situe au coeur du centre ville et le personnel est très accueillant.

Nous entamons ensuite la visite de la ville après s'être changés et nous nous arretons pour le déjeuner dans un restaurant de poissons frais  délicieux où nous prendrons d'ailleurs des plats de poissons cru étonnants. Comme beaucoup de ville d'Amerique du sud, le centre névralgique est souvent la Plaza de Armas et celle de Lima n'échappe pas à la rêgle et nous permet de constater un évènement important : c'est la fête nationale du pays et toute la population est de sortie pour assister au défilé militaire et aux différents spectacles proposés. Nous visitons le magnifique Monastère San Francisco situé à deux pas où de nombreuses personnes font la queue pour déposer une offrande au pied de la Sainte vierge.

Les gens dans la rue paressent heureux et détendus, les couples n'hésitent pas à manifester leur amour ; les gens aiment sortir en famille et très souvent les fils tiennent leur maman par la taille ou par le cou ce qui peu paraitre un peu curieux la pemière fois. Le quartier du marché est très animé et nous permet d'assister a de nombreux spectacles : musique avec karakoe, théâtre, magie, danse...

Le soir nous dégustons pour la première fois les meilleurs "papas" du monde dans un petit bistro.. Les papas ce sont les pommes de terre ici et le Pérou possède pas moins de 8100 espèces différentes, hallucinant ! Nous découvrons également la boisson nationale : le Inca Cola, une sorte de coca cola jaune bonbon au goût de médicament. Rassasiers pour 2 euros, nous reprenons la direction de l'hôtel pour y passer notre première nuit en Amérique Latine.. 

Hasta Luego !

 


Le transit rocambolesque de JFK

Le 27-07-2008 • Pays : Etats-Unis d'Amérique

Apres une nuit epouvantable due a une gastro subite survenue dans la nuit, nous prenons le train pour Paris. Bien entendu, les 2 seuls medicaments que j ai oublie d acheter concernent ce genre de probleme.

En fin d apres midi nous prenons enfin l avion tant attendu a bord d American Airline.

Nous prenons connaissance avec le personnel de bord a savoir des americains tous plus desagreables les un(e)s que les autres : les hotesses de l'air sont particulierement charmantes : ce sont 2 grands meres de 1m50 mal embouchees n effectuant aucun effort de service..

Nous decollons avec deja 30 minutes de retard, l avion nous faisons une visite touristique a 5 kms/h de tout l aeroport..

Le trajet est desesperant avec des repas a peine mangeables et des colations ou autres boissons alcoolisees inexistantes ou moyennant un prohibitif surcout. De plus les sieges sont vraiment petits et les quelques ecrans de televisions a bord sont minuscules. Super American Airline, compagnie chere a service deplorable..

Enfin le pire est a venir..

A notre arrivee sur New York, le commandant de bord dans un anglais encore plus comprehensible que son francais ridicule nous informe que l avion doit rester en l air encore 30 minutes qui se transforment en 1h 15 pour cause d amenagement des pistes a cause d une tempete survenue quelques temps avant..

Nous avions 3h30 pour effectuer le transit mais n en avons finalement que 1h45 a l aterrissage de l avion.. Beaucoup de passagers se depechent donc comme nous de quitter l appareil car les correspondances sont nombreuses..

Arrives a l aeroport, nous devons passer aux formalites de douane et la c est un vrai calvaire, les douaniers americains excellent dans leur attitude de types bornes, desagreables et stupides.. Nous tirons le gros numero avec peut etre le pire d entre eux : un type travaillant avec sa kipa sur la tete qui nous fait refaire 2 fois la fiche de declaration d entree sur leur territoire pour des raisons contestables avec une attitude deplorable ! Pfff, quel gros nul..

La douane passee, il nous faut maintenant reprendre nos bagages et la, 30 minutes d attente supplementaire ! Il ne nous reste plus que 40 minutes et le gros soucis est qu il nous faut nous rendre dans un autre terminale. On dit que l aeroport de Roissy est grand avec 2 terminaux mais l aeroport JFK de New York en possede 8 !!

Et la c est une veritable chevauchee infernale qui commencent pour beaucoup d entre nous, on court partout comme dans Fort Boyard, escaliers, porte, ascenceurs, ca n en finit pas pour finalement premdre le train nous permettant de nous rendre au terminale 4 sachant que nous somme au numero 8, il se situe donc a l oppose, bonjour l angoisse..

Le train/navette avance dans le noir, et au bout de 10 minutes, nous decidons de changer de train sur les conseils d un New Yorkais tres sympa.. Je regarde l heure, l embarquement est deja presque termine et l avion decolle dans 30 minutes mais nous sommes toujours tres loin du terminal.. Il faut garder la tete froide..

Arrives sur place nous parcourons les portes d embarquement, je me renseigne aupres d un magasin de lunettes, une femme me renseigne mais mon sac en repartant accroche un presentoir et la c est le drame ! Le presentoir tourne, tourne et fini par faire tomber une centaine de lunettes a terre, je suis blase, la femme aussi desesperee que moi me laisse partir, ouf..

Notre comptoir est bien entendu au bout du terminal, l avion decolle a 11h30 et il est 11h15, l enregistrement des bagages est malheureusement impossible mais ils acceptent de nous laisser partir avec tous nos sacs consideres comme bagages a mains.. Et c est plutot une mauvaise nouvelle car cela veut dire que TOUS les articles prohibes de notre grand sac de voyages vont etre confisques !

Nous descendons alors a la salle du controle des douanes en esperant une comprehension des autorites et nous nous apercevons que nous sommes arrives dans les premiers, beaucoup de francais desireux de rejoindre Lima nous y rejoignent..

Une negociation commence au niveau du passage aux fouilles, nous bloquons le passage et contestons le fait de devoir retirer tous les produits de leur liste alors que nous ne sommes pour rien dans le retard et que ces bagages doivent repartir de toute facon en soute !

En effet, les produits concernes par l ínterdiction sont nombreux et nous obligeraient a jeter (ou leur donner dans leur poche) tous les produits en tube ou bouteille style dentifrice, gel douche, creme, medicaments, etc.. et bien sur aerosol, couteau, ciseaux, coupe ongles... Soit en gros un quart de notre sac et surtout le plus difficile et le plus cher a racheter sur place..

Les americains sans grande surprise ne veulent rien savoir et apres de vives echanges, un gros type de 120 kgs dans un anglais paresseux nous hurle : c est ton shampoing ou ton vol, tu choisis !

Certains sont desesperes, d`autres hurlent, d`autres essayent de faire comprendre la situation une enieme fois mais rien ný fait, nous choisissons donc contraint et forces de de prendre ce vol en passant nos bagages au rayon x..

Bien entendu tout notre groupe d une vingtaine de personnes est arrete un a un pour fouille les sacs car de nombreux produits prohibes y figurent.. A ce stade du controle les douaniers sont tries sur le volet, ce sont les plus stupides et les plus bornes qui travaillent a ce poste..

Le mien devant la multitude des infractions me parle meme de m arreter, je laisse passer l orage et viens en aide a val qui est tombee sur une femme qui ne veut rien comprendre et veux tout lui retirer pensant peut etre regarnir sa propre salle de bain..

Le ton monte dangeureusement pour tout le monde dans cet espace confine et rend mal a l aise de nombreux douaniers..

Devant l ampleur des produits retires et les larmes de nombreuses personnes, un des boss, un mec bien et un type parlant francais prennent finalement notre parti et demandent aux douaniers de laisser tomber et de nous laisser partir avec tout notre chargement.. Ouf...

Certains douaniers contestent cet ordre mais peu importe, nous reprenons avec autorite toutes nos affaires et partons aussitot avant qu ils ne changent de decision..

Nous sommes enfin dans l avion, il est minuit..