Nous avons decidé d'effectuer en ce jeudi matin l'excursion indispensable à toute venue à Potosi : la visite des mines !
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Nous partons donc à 9h avec un guide très bavard qui en fait des tonnes comme trop souvent en Amérique Latine, pourboire oblige et nous nous rendons directement au mercado des mineurs qui est en fait une petite rue ou plusieurs petits commerces servent d'approvisionement aux mineurs..
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On y trouve aussi bien des boissons que de la nourriture, de la coca ou encore de la dynamite en libre service qui s'achète presque aussi facilement qu'une barre chocolatée !!
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Il est d'usage d'offrir aux mineurs lors de notre visite quelques denrées comme des boissons ou de la coca ; nous achetons donc le necessaire et enfilons ensuite une tenue de minier avant de partir en direction de la mine et d'entamer une longue discussion avec le guide sur l'histoire de la Bolivie et plus particulièrement des changements politiques du nouveau president Evo Morales..
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Le guide est un ancien minier qui exerce son nouveau métier depuis une dizaine d'années et revient donc régulièrement voir ses ex-collègues presque tous les jours..
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Les mines du Cerro Rico sont pour la plupart des mines coopératives ou le travail est effectué à l'aide d'outils archaïques à des températures variant de -5 à 45 degrés selon les niveaux de profondeurs..
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Exposés à toutes sortes de produits chimiques et de gaz nocifs, les mineurs meurent habituellement de silicose apres une dizaine d'années passées dans la mine..
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A leur arrivée a la mine, les mineurs font souvent une offrande au dieu Tata Kaj chu qui est une sorte de petit diablotin pour obtenir sa protection sous terre ; il faut dire qu il y règne parfois une telle chaleur que le minerai extrait semble sortir de l'enfer et du diable en personne..
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Devant l'entrée de la mine, nous croisons tout d'abord des miniers en plein action entrain de pousser un chariot sur de simples rails en bois non fixés et à peine alignés si bien que subitement devant nous, le chariot finit par dérailler et se coincer sur le passage.. Les malheureux se debattent alors comme des diables pour manoeuvrer l'engin qui reste immobile..
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En leur donnant un coup de main, je mesure pleinement le poids colossal du chariot et combien son transport doit être pénible..
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Nous entrons ensuite dans la mine, l'odeur est insoutenable, le bruit est parfois atroce et les déplacements sont particulièrement diffíciles avec un plafond si bas qu'il faut constamment avancer à moitié courbés..
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De plus, il y a des courants chauds et froids, le sol est souvent boueux et la visibilité avec nos lampes posées sur nos casques est très limitée..
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Une impression désagréable comme le fameux film "The Descent" pour les connaisseurs nous envahit peu à peu.. Plus on s'enfonce, plus il fait noir et plus le passage devient difficile..
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Nous croisons plusieurs mineurs en action, ils ont la mine blaffard, les yeux rouges exhorbités et le corps déjà déformé et courbé..
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Les conditions de travail moyen-âgeuse de ces travailleurs sont véritablement atroces !!
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On comprend à quel point la coca qu'ils machent constamment et l'alcool doivent leur donner du courage pour effectuer le seul travail qu'ils connaissent depuis leur enfance : l'enfer de la mine..…
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On est admiratif de leur courage et vraiment triste de leur condition de vie. Les méthodes de travail ne semblent guère avoir evolué en quelques siècles..
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Fort de cette expérience unique et marquante nous quittons ensuite notre guide pour aller se changer les idées..
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Le soir, un repas savoureux et un cocktail délicieux nous permettent de tourner définitivement la page..