Le retour..

Le 12-05-2008 • Pays : Maroc

Au retour toujours le même manège de personnes qui traversent l’autoroute n’importe quand, n’importe comment avec parfois des chèvres ou des moutons pour les accompagner, c’est surréaliste !

 

Après un retour laborieux de plusieurs heures, nous atteignons enfin Tanger en fin de journée et nous dirigeons de suite vers nos chambres d’hôtel après avoir rendu notre bolide de course pour effectuer une petite sieste bien méritée..

 

Le soir, on se dirige de nouveau vers la médina pour y effectuer les derniers achats et nous nous rendons ensuite dans un minuscule petit restaurant recommandé par notre hôtel, une sorte de taverne qui se situe en arrière salle d’un marchant d’épices..

 

L’endroit est très chaleureux avec une décoration très originale et des serveurs très accueillants parlant un peu notre langue..Ce petit resto est un spécialiste des poissons et nous prenons la spécialité de la maison avec jus de fruits chaud, entrée composée et différents poissons.. Les plats sont très copieux car les portions de poissons sont énormes..

 

L’un des serveur nous montre même à la fin du repas, le secret de fabrication du breuvage de jus de fruits et nous donne gratuitement en souvenir un panier avec quelques ustensiles en bois du plus bel effet..

 

Après avoir pris une photo avec notre hôte, nous repartons rassasiés sur l’artère principale en direction de notre hôtel pour une dernière marche..

 

Nous nous remémorons en chemin notre périple improvisé et les moments inoubliables de ce séjour ; cette expérience fut intense, captivante, encorcelante et nous regrettons de devoir nous coucher malgré la fatigue.. Notre court sommeil porte la marque des images colorées de ce séjour..

 

Le lendemain, réveil à 4h pour prendre l’avion, ce voyage éclair n'a pas fini de nous hanter..


La médina de Marrakech..

Le 12-05-2008 • Pays : Maroc

Nous nous enfonçons ensuite au cœur de la Médina où toutes sortes de marchands et de petits commerces s’agglutinent le long de l’artère principale.. La Médina de Marrakech est classée comme patrimoine mondial de l'humanité, son architecture n'a pas changée depuis le 17ème siècle.

Elle constitue le centre historique de Marrakech, Ce souk a traditionnellement des ruelles étroites, pour se protéger du soleil. On y trouve de tout : tapis, vêtements, vaisselles, objets décoratifs en tout genre, épices… Le paradis des souvenirs pour touristes motivés..

La Médina est interminable, on se promène de longues minutes dans différentes ruelles, curieux et intrigués à tel point qu’on se retrouve complètement perdu !! L’impression est bizarre, il n’y a plus aucun touristes, ni promeneurs, ni marchands.. juste quelques locaux plutôt timides..

Les premiers à venir nous parler bien sur ce sont les jeunes mais fort de notre expérience sur Tanger, nous savons que leur demander notre chemin voire même leur parler entrainerait une discussion sans fin pour les indemniser de leurs précieux conseils..

Nous leur donnons d’ailleurs quelques pièces qui ne suffisent pas à compenser les précieuses minutes passées en notre compagnie, nous hallucinons, ces gamins ne doutent de rien ! Nous restons fermes malgré leur nombre et leur agressivité et poursuivons notre chemin au hasard des petites ruelles..

On dit que les touristes sont parfois sans gêne et peut disposés à accepter les coutumes locales rendant l’homme blanc parfois prétentieux et intransigeant mais là je dois dire que certains locaux nous le rendent bien et nous dépassent en terme d’irrespect et d’impolitesse..

Mais ne nous trompons pas, la grande majorité des habitants ici sont serviables et accueillant avec un sens du commerce très « méditerranéen »..

Après plusieurs minutes, nous retrouvons enfin quelques visage pales et le début du souk.. Nous sommes soulagés et nous rendons directement dans un bar situé au 3ème étage aux portes de la médina nous permettant une vue à 360°.. Deux terrasses au sommet du bâtiment nous offrent une vue imprenable sur la place Djamel, le souk et les alentours..

Nous finissons la journée en dénichant quelques souvenirs et en se prêtant au jeu théâtral du marchandage.. Nous trouvons la quasi-totalité de ce que nous avions repéré plus tôt et prenons un taxi pour nous ramener à notre hôtel..

Après une bonne douche, nous changeons de tenue pour aborder la soirée. Nous sommes très motivés, on est samedi et c’est le dernier soir avant le retour sur Tanger donc interdiction de rentrer avant l’aube !

Avec l’aide du chauffeur de taxi, nous nous rendons dans un restaurant moderne très chic (et très cher) fréquentés principalement par les touristes fortunés et les locaux privilégiés.. La carte des menus est très tendance avec des portions réduites et les prix sont prohibitifs mais l’endroit est magnifique, l’ambiance est terrible avec un DJ efficace et de jolies danseuses pratiquant avec talent la danse du ventre et nous ne regrettons nullement ce choix car ce début de soirée est très prometteur..

Nous prenons ensuite un petit taxi Fiat Uno (les moins chers et les plus nombreux) en direction du Pacha, célèbre discothèque de Marrakech, cousine de celle d’Ibiza..

L’entrée est sélect et nous comprenons vite pourquoi, les travaux ont du être colossaux : allées verdoyante, piscine, énorme piste de dance, bars branchés, scènes en hauteur pour les danseuses.. Tout y est !

Nous constatons avec malice que la jeunesse dorée de Marrakech n’hésitent pas à consommer bières, champagnes et alcools fort.. Un quart des personnes ici sont d’origines européennes et toutes les nationalités se mélangent sous le rythme de DJs endiablés..

La soirée est énorme, les vagues house se succèdent et entrainent la quasi-totalité des clubbers complètement déchainés.. L’ambiance est électrique et la nuit s’annonce très chaude..

Après un déhanchement de plusieurs heures ponctués de nombreux cocktails, nous rentrons très tard et laissons Ben sur les lieux ; celui-ci nous rejoindra un peu plus tard dans un état avancé ramené par un barman en mobylette !

Le réveil à 11h le lendemain est très difficile.. La gueule de bois est de rigueur !

On pli bagage assez vite et prenons un petit déjeuner complet en terrasse avant de reprendre la route, c'est pas gagné..


Visites culturelles..

Le 12-05-2008 • Pays : Maroc

Niché au cœur de la vieille Médina, le Musée de Marrakech s’ouvre sur une place tranquille située à quelques encablures des ruelles animées du souk ; ce musée organise des expositions temporaires autours du patrimoine culturel marocain ou de l’art contemporain comme en témoigne les nombreuses peintures mises en valeur dans ce lieu somptueux.

 

Situé dans une vieille maison traditionnelle de la fin du 19ème siècle transformée en musée d'art afin de perpétuer la tradition artisanale de la ville, les expositions de ce musée s’affichent dans divers lieux de vie de ce bâtiment aux dimensions et aux volumes palatiaux.

 

Notre visite commence donc par cette une somptueuse bâtisse au centre de laquelle un immense patio s’ouvre sur de nombreuses pièces annexes. Le sol et le bas des murs est couvert de petits morceaux de terre cuite émaillée.


Au rez-de-chaussée sont exposés des vêtements, objets de cuivre encore utilisés dans les montagnes, armes et bijoux berbères. Le salon du premier étage d'un décor hispano-mauresque et des meubles de cèdre est impressionnant.


La reconstitution est parfaite. Les tapis abondent dans toutes les salles, les expositions d'art contemporain se déploient dans la Douiria et le Hammam alors que les collections patrimoniales sont présentées autour du patio désormais couvert et des chambres attenantes.

 

L’importance des expositions sur le patrimoine culturel marocain vient de la volonté de la fondation Omar Benjelloun (le créateur de ce musée privé) d’initier les visiteurs étrangers à la beauté des arts traditionnels marocains. La fondation s’est également donnée comme objectif d’attirer un nombreux public marocain afin de lui présenter certains aspects de leur culture collective.


La visite terminée, nous nous rendons aussitôt sur un autre site juste à côté qui attire notre attention..

Située en face de l'entrée de la mosquée Ben Youssef et à quelques mètres du Musée de Marrakech, la Qoubba Almoravides constituait les dépendances de la mosquée.

 

La Qoubba (coupole en arabe) était le centre d'ablution pour les croyants se rendant à la mosquée. Le complexe était en outre l'une des premières fontaines de la ville et assurait donc l'approvisionnement en eau des marrakchi et de leurs animaux. Il fut en activité pendant plusieurs siècles, comme en témoigne les niveaux successifs de la canalisation que l'on peut remarquer sur le site.

 

La Qoubba abrite une fontaine à ablutions et se caractérise par ses arches finement ciselées et son plafond. Son intérêt historique est énorme et elle est un témoignage éloquent du savoir-faire technique de la dynastie fondatrice de Marrakech. Redécouverte en 1955, elle constitue en effet le dernier vestige Almoravides de la ville rouge.

 

Construite à partir de pierre de Guéliz, de paille et de chaux, elle a traversé les siècles quasiment intacte.

 

Nous nous rendons ensuite à quelques pas d’ici pour visiter la Medersa Ben Youssef qui est un des joyaux de Marrakech et une véritable vitrine de l'architecture arabo-andalouse. Cette ancienne école coranique fondée en 1570 est une immense bâtisse construite sur 2 étages.

 

Se balader à l’intérieur de son enceinte est un véritable bonheur, la température y est clémente, le calme absolu. La cour intérieure avec ses bassins en faïence verte est de toute beauté et les pièces annexes sont toutes aussi magnifiques..

 

A l’époque de sa splendeur, la Medersa pouvait héberger jusqu’à 900 étudiants dans les 150 cellules que compte le bâtiment. Cette caractéristique architecturale fait de cet édifice sacré la plus vaste medersa de tout le Maghreb.

 

En effet, à l’étage, de petites pièces au confort spartiate servaient de dortoir aux étudiants, ces chambrettes sont de minuscules cellules rudimentaires où les étudiants passaient une grande partie de leur journée..

 

Ce chef d’œuvre d’architecture étonne par certaines de ses audaces. Les puits de lumière dans les embrasures des portes donnent de subtils jeux d’éclairage. La medersa Ben Youssef fascine pour sa richesse artisanale et décorative mise dans l’élaboration des murs en stucs et les décors en cèdre.

 

L’atmosphère calme et reposante des lieux nous apporte toute la sérénité nécessaire avant d’aborder les ruelles tumultueuses de la Médina..


Marrakech, l'ensorceleuse ville rouge..

Le 12-05-2008 • Pays : Maroc

Marrakech est une ville-caméléon, sans cesse changeante, aux multiples et fascinants visages. Située au pied des montagnes de l'Atlas, cette cité est connue sous le nom de ‘Perle du Sud’ et de ‘ville rouge’ ou ocre. Le nom de Marrakech vient du berbère "Amour" qui signifie "pays" et "Akouch" qui veux dire "dieu" ce qui donne la terre de dieu ou la terre sainte.

Si les cartes la divisent en deux parties, ancienne et nouvelle, il est en réalité bien difficile de dire où finit la tradition et où commence la modernité ; les cybercafés se nichent parmi les roseraies royales, les scooters côtoient les carrioles tirées par des ânes et l’appel à la prière se mêle aux cris des marchands vantant les derniers vêtements à la mode.


De même que ses remparts semblent rougir au soleil couchant, Marrakech change de couleur pour s’adapter à la mondialisation et offre aujourd’hui l’aspect d’une métropole internationale : aéroport animé, cuisine à la croisée des saveurs marocaines et asiatiques, discothèques à l’ambiance survoltée et hôtels de luxe.

 

Les riads légendaires de la médina, classée sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1985, accueillent des hôtes séduits par leur cadre historique, tandis que de nombreux Marrakechis les délaissent en quête de plus d’intimité, de confort et d’argent pour faire vivre leur famille.

 

Mais ces changements ne veulent pas dire grand-chose. Depuis un millénaire, les remparts de Marrakech ont absorbé une multitude d’influences sans jamais s’abandonner vraiment à aucune. Infiniment versatile et farouchement indépendante, la ville a toujours agi comme un aimant sur les caravaniers et les hippies, les personnes en quête de spiritualité et les créateurs de mode.

 

Pas étonnant que les cinéastes aiment tant tourner ici : on y trouve tout ce qu’on imagine et rien de ce à quoi on s’attend

 

A notre arrivée, nous découvrons la ville rouge, majestueuse, magnifique avec ses forteresses, ses allées et ses bâtiments anciens.. Et sur les conseils de Brahim, nous nous rendons dans un quartier résidentiel de la ville pour essayer de trouver un appart à louer pour la nuit plutôt qu’un hôtel.. En effet, un appart à 3 revient beaucoup moins cher et s’avère pratique et agréable un samedi soir !

                                                                                                                                                                                                                        Le bouche à oreille fonctionne et 30 minutes plus tard nous établissons un contact avec un jeune homme qui nous donne rendez-vous par téléphone.. Il nous amène ensuite dans un immeuble de bon standing avec gardien pour nous montrer l’appart à louer.. Celui-ci est gigantissime avec tout le confort nécessaire que nous n’utiliserons même pas : très grand canapé, télévision énorme, réfrigérateur américain, 2 chambres confortables.. Ravis, nous terminons le deal et prenons possessions des lieux..

.

Une bonne chose de faite ! La résidence possède même un garage souterrain gardé ; nous en profitons pour laisser notre superbe Rolls pour aller prendre ensuite un taxi bien plus pratique, direction la place Djemaa el Fna..

.

Sur place, c’est une véritable foire urbaine avec un spectacle permanent de locaux désireux de monnayer leur démonstration et leur show : charmeurs de serpent, dompteurs de singes, musiciens.. malgré un folklore dépaysant, tous sont ici avant tout pour soutirer un maximum d’argent de leur spectacle..

 

Certains n’hésitent d’ailleurs pas à vous mettre dans les bras ou sur les épaules des petits singes moyennant un pourboire en contrepartie d’une photo.. Ce qui pourrait paraitre amusant devient vite lassant ; en effet ceux-ci deviennent agressifs, désagréables et négocient toujours plus la valeur de leur pourboire qui peut surement atteindre des sommes folles avec l’imprudence de certains touristes.. Ce manège encourage malheureusement le vice et les dérives..

 

A peine arrivés dans la médina, nous prenons la direction du fameux musée de Marrakech..

 


La mégapole Casablanca

Le 11-05-2008 • Pays : Maroc

Nous arrivons en fin d’après midi sur Casablanca où nous donnons rendez-vous à Brahim, un ami marocain habitant sur place, près du Port..

 

Casablanca est la plus grande ville du Maroc. Capitale économique du pays avec plus de trois millions d’habitants, dont seulement moins de 150.000 ruraux, la région du Grand Casablanca, qui regroupe 8 préfectures est un centre urbain par excellence.

 

Le nom de Casablanca doit son appellation au fait que, jadis, les marins portugais qui longeaient cet endroit, l’identifiaient par une petite maison blanche juchée sur la colline d’Anfa, « La Casa Branca ». De fil en aiguille et avec les dialectes locaux, cela a fini par donner Casablanca.

 

Cette ville gigantesque est avant tout un centre d’affaire, beaucoup moins touristique que Marrakech, Agadir ou Fès même si les capacités d’hébergement et les lieux touristiques sont nombreux.

 

Les jetées du port de Casablanca symbolisent le dynamisme et l’ouverture de la ville ; l’urbanisation et l’architecture de Casablanca sont marquées par différents styles puisqu’elle fut durant plusieurs décennies une " ville laboratoire " pour les grands architectes du monde. En effet, la ville a vu la multiplication de projets gigantesques, comme la mosquée Hassan II et le "Twin Center Casablanca".

 

La ville se distingue également par une médina qui constitue son cœur historique. Elle est entourée d’une muraille et plusieurs portes dont la plus connue, la porte de Marrakech permettent l’accès.

 

La cité est énorme, s’y repérer est très difficile et la circulation est effrayante, conduire au centre ville est un vrai pilotage, les voitures doublent n’importe comment, par la gauche ou la droite peu importe..

 

Les marocains ont d’ailleurs inventé une technique imparable : créer des voies car là où il existe une route de 2 files, ils vont rouler à 4 véhicules cote à cote dessus ! Insensé et dangereux..

 

Après une conduite extrême jusqu’au port où nous arrivons vivants, nous attendons quelques minutes Brahim qui arrive enfin en taxi et prend place dans notre véhicule pour nous servir de guide.

 

Nous nous rendons en direction des superbes bars de plage en longeant la côte ce qui nous permet de voir la fameuse mosquée de Casablanca, d’une architecture ultramoderne permettant un atterrissage en hélicoptère par le toit..

 

A notre arrivée, nous sommes surpris par la modernité des infrastructures et le nombre impressionnant de bars haut de gamme branchés de type occidentale présents sur le fameux bord de plage de Casa..

 

Nous sommes ravis de retrouver Brahim qui parait en forme et très accueillant, il est tellement passionné pour son pays qu’il se transforme rapidement en agent immobilier et ambassadeur marocain nous ventant toute la modernité et les futurs travaux de la ville et du Maroc en général..

 

Mais comment le contredire, il a complètement raison, le Maroc semble en pleine restructuration, en plein bouleversement économique avec des travaux de très grand ampleur un peu partout dans la ville : immeuble, lotissement, bord de plage, routes… tout se rénove, se construit, se modernise..

 

Ce qui était affreux sur Tanger devient nettement plus esthétique sur « Casa »..

 

Nous prenons tous un cocktail savoureux et une délicieuse crêpe.. Nous sommes dans un bar de luxe, on fait la queue devant l’entrée plusieurs minutes dans l’espoir de boire un jus de fruit frais à cet endroit, le comble de la branchitude peut-être..

 

En fin d’après-midi, nous reprenons la route en direction de la résidence de Brahim ; il habite un quartier nouveau à la périphérie de la ville et s’y rendre même avec un plan est presqu’impossible.. Paris c’est de la rigolade à côté..

 

Une fois sur place, Brahim nous présente les lieux, sa maison est construite sur 4 étages tous meublés et aménagés à la marocaine avec d’immenses canapés un peu partout pouvant accueillir des dizaines de personnes !

 

Nous déchargeons ensuite nos affaires et nous nous apprêtons pour profiter de la nuit à la recherche d’un bon restaurant traditionnel..

 

Et, après plusieurs recherches infructueuses au centre ville, nous trouvons un superbe restaurant en bord de plage (décidément). Le restaurant est magnifique et la carte proposée est très alléchante, le choix est varié et les plats servis autour de nous semblent copieux et de raffinés..

 

Nos papilles sont en éveil à chaque découverte de nouvelle saveur subtile (le pigeon est délicieux) où se mélangent différentes épices orientales très agréables..

 

Le vin marocain est également très correct et c’est complètement rassasiés que nous prenons lentement le chemin de la sortie..

 

Nous retournons dans « le palace » de Brahim, il nous faut désormais prendre du repos avant de se prendre la route tôt demain matin..

 

Mais la nuit nous réserve quelques surprises puisque la Grande mosquée sonne l’alarme toutes les 4 heures pour la prière ! Et quand toutes les fenêtres sont fermées, ce sont les réveils de la maison qui prennent le relais !!

                                                                                                                                                                                                                                    A 8 heures, après un sommeil mouvementé, c’est notre réveil qui retentit cette fois, Marrakech nous attend..


Changement de programme..

Le 10-05-2008 • Pays : Maroc

Nous décidons donc de changer de programme et de faire une excursion vers le sud du Maroc en direction de Casablanca et Marrakech..

 

Nous achetons une carte routière et louons une voiture dans une agence locale : une fameuse Logan à un prix plutôt élevé vu la piètre qualité de la voiture. Dès la prise en main, je sens tout de suite que cette voiture ne va pas faire de miracle..

 

Après avoir réussi tant bien que mal à quitter le centre de Tanger, nous nous lançons sur une voie rapide et là, surprise, la voiture ne peut dépasser les 130 kms/h sinon le volant tremble et devient inutilisable..

 

La carte routière achetée est assez déplorable, les routes sont illisibles car le plan est en fait une simple photocopie assez flou d’un vieux livre et la plupart des autoroutes n’y figurent même pas ; ça fait parti du folklore..

 

La conduite sur les routes marocaine est rocambolesque, nous croisons aussi bien des charrettes tirées par des bœufs, des moutons, des chèvres que des 4x4 dernier cri..

 

Les gens font même du stop sur l’autoroute et traversent d’ailleurs les voies rapides régulièrement ! En effet, les routes passent parfois au milieu des villages et aucunes passerelles ne sont prévues à cet effet..

 

La conduite est donc assez mouvementée d’autant plus qu’au bout de quelques kilomètres, stupeur ! Un homme est au milieu de l’autoroute et nous demande de nous arrêter !! c’est un policier, simple contrôle.. Incroyable !

 

Les barrages routiers vont d’ailleurs s’intensifier à cause d’une évasion récente de plusieurs hommes dangereux en fuite..

 

Nous continuons joyeusement, heureux et curieux de découvrir ce pays si particulier même si le paysage désertique est un peu monotone et que les radios locales sont incaptables avec notre minable autoradio..

 

Nous arrivons pour déjeuner sur Rabat, capitale du Maroc.. Rabat est la capitale politique et administrative du Maroc, elle est située sur le littoral atlantique du pays, elle compte plus de 1,7 million d'habitants..

 

Des peuplements sont attestés sur le site de Rabat depuis l’Antiquité. La ville a été fondée en 1150 par le sultan Almohade ; il y édifia une citadelle une mosquée et une résidence. On appelle cela un « ribat », une forteresse. Le nom actuel vient de Ribat Al Fath, « le camp de la victoire ». En 1956, lors de l’indépendance du Maroc, la ville resta la capitale.

 

Cette ville côtière est très fleurie, bordées d’immense arbres et de luxueuses villas, témoignant de la richesse de cette cité.

 

Nous nous rendons dans la médina, située en bord de plage mais nous y restons peu de temps celle-ci étant peu attrayante et après plusieurs minutes de recherches, nous trouvons enfin un petit restaurant de poissons..

 

Ce resto est spécialiste en poissons et crustacés, le serveur nous donne alors une carte détaillée mais nous choisissons contraints et forcés une sorte de paella de poissons..

 

En effet, seul deux plats sur 15 sont disponibles !! Le cuisinier a du se sauver dans la nuit, tant pis.. Le plat est copieux malgré des doutes évidents d’hygiène et de fraicheur mais nous sommes affamés et nous ne faisons qu'une bouchée des assiettes..

 

Le repas terminé, c’est sous un beau soleil que nous reprenons notre bolide pour partir sur Casablanca..


L'arrivée sur Tanger

Le 09-05-2008 • Pays : Maroc

Après un vol rapide de 2h30, nous arrivons dans le minuscule aéroport de Tanger sous un beau soleil.

 

Au parking dehors, rien ou presque : ni taxis, ni bus ou navette ; nous attendons alors quelques instants et voyons arriver un vieux taco qui ne nous inspirent guère. Le chauffeur prétend alors être taxi sans aucun signe distinctif, nous finissons par le croire en voyant un vague macaron rouillé de quelques centimètres cloué sur le pare choc avant ! L’homme nous amène donc au centre de Tanger à notre hôtel par une route d’une trentaine de minutes nous permettant de découvrir les abords de la ville.

 

Et là c’est un véritable dédale de constructions de mauvais goût qui poussent dans tous les sens sans aucun souci d’urbanisme ou d’esthétique.. Des dizaines de bâtiments tous aussi laids les uns que les autres poussent ça et là entre bidonvilles et vieilles façades d’époques non rénovés. C’est ce qui frappe d’ailleurs le plus, Tanger au lieu d’embellir ses vieilles architectures qui font son histoire, préfère construire des buildings horribles sans aucune ergonomie.

 

Nous arrivons à l’hôtel situé en plein centre ville, celui-ci est propre avec une belle piscine inexploitable vu la température encore fraiche et les rafales de vent mais il est sans grand caractère. De plus, la vue de notre chambre donne sur la rue, une grande avenue sombre, polluée et bruyante où des bâtiments sans âge se succèdent..

 

Nous décidons de partir aussitôt au centre ville et d’arpenter les rues en direction de la médina : ‘le souk local’, une sorte de marché en plein air où on trouve de tout. Les avenues du centre sont peu attractives et peu alléchantes et nous passons ensuite l’un des  porches menant à la médina.. Les rues sont alors sinueuses et étroites et parfois sales et mal entretenues. Les devantures sont quelconques, l’odeur est parfois immonde et les déchets nombreux font partis du paysage.

 

Les habitants, eux, paraissent chaleureux à tel point que plusieurs d’entre eux se joignent à nous gentiment pour discuter et nous donner quelques conseils.Nous comprenons aussitôt que ces guides improvisés doivent finir par monnayer leurs services ce qui devient très vite lassant car ils s’agglutinent comme des mouches autour de nous. Leur parler ne change rien, il faut alors se comporter comme des rustres pour qu’ils décident enfin de partir.

 

Nous nous arrêtons au milieu du souk dans une brasserie très agréable où les badauds ne manquent pas. Nous prenons alors un délicieux thé à la menthe et un jus d’orange frais après cette longue marche. Nous reconnaissons en terrasse certains touristes présents à l’aéroport, leur mine n’étant guère plus motivante que nous ! Mais qu’importe, nous ne nous laissons pas envahir par ce 1er contact plutôt déprimant et décidons, une fois la visite du souk en partie terminée par prendre la route du rivage où nous marchons le long de la plage sur une petite allée piétonne.

 

Tous les bistrots de front de mer sont fermés à cette période de l’année et la plage en elle-même callée au milieu de sempiternels travaux ne présente aucun intérêt. Nous remontons alors à l’hôtel fort de cette 1ère impression désagréable assez décourageante. Nous nous changeons pour le soir (nous laisserons nos habits de gala dans les valises, une simple veste fera l’affaire) pour aller manger en ville.

Nous prenons tout d'abord un apéritif sur une terrasse d’un café de la médina et là un détail pourtant évident nous revient soudainement : les marocains ne boivent pas d’alcool ce sera donc un thé à la menthe pour changer, le choix étant un peu restreint.. Nous regardons le manège des commerçants remballant leur étalage devant nous avec parfois toute la famille présente, de la grand-mère au petit fils pour venir aider.. Et nous constatons après quelques minutes un autre détail frappant, il n’y a aucune femme sur la terrasse ! Ni ici, ni ailleurs, val devient alors notre petite curiosité locale..

Ensuite, direction le restaurant et une bonne surprise nous y attend puisque le restaurant conseillé par notre hôtel est très sympathique avec une décoration très typique. De plus, tout le folklore est présent avec des musiciens jouant sagement dans un coin du restaurant. Malgré une étonnante pauvreté du menu, le repas est excellent et le service impeccable..

Nous décidons ensuite de nous rendre dans un pub branché de la ville.. Nous trouvons alors un établissement haut de gamme réservé visiblement aux marocains fortunés et aux occidentaux en quête d’ambiance feutré et de service de qualité.. De nombreuses « hôtesses » marocaines et caucasiennes sont disponibles pour divertir les hommes présents dans ce pub lounge très bien décoré. Il y a d’ailleurs paradoxalement plus de femmes que d’hommes…

Après une brève concertation, nous décidons alors de changer nos plans et de quitter dès le lendemain matin cette ville plutôt morbide en direction du sud.. Nous retournons dans nos quartiers se reposer après cette journée riche et étrange.. Demain nous enfilerons la tenue de routards !


Escapade au Maroc..

Le 08-05-2008 • Pays : Maroc

Le Maroc est un carrefour de civilisations à la charnière de 2 mondes bien distincts : l’Europe et l’Afrique.

Dans l'imaginaire occidental, le Maroc incarne toutes les séductions de l'Orient, il évoque entre autre les nombreux palais entourés de somptueux jardins, les souks desquels s’échappe l’odeur mystérieuse des épices, les fascinants charmeurs de serpents de Marrakech, ses rites et ses coutumes de vie formant ainsi une véritable mosaïque multicolore..

Dans une médina, c’est en quittant les rues les plus larges que l’on s’immerge dans la vie populaire, nous laissant percevoir ses secrets les plus profonds en passant d’une ruelle à l’autre, de mystère en mystère et nous permettant d’accéder parfois à de sombres impasses bordées par les plus belles portes de la ville, derrière lesquelles s’épanouissent les plus luxueux palais.

Dans ce pays où la modernité s’est construite en plusieurs étapes, on peut y découvrir des modes de vie et d’habitation qui, en certains endroits, n’ont pas changé depuis le Moyen Age.

Et c’est ce contraste d’héritage et de modernité qui en fait sa force et son attraction.

Il est temps pour nous de découvrir et comprendre la fascination romanesque que le Maroc a longtemps exercé sur bon nombre d’artistes occidentaux.

Ce pays est un somptueux décor de théâtre !