La Great Ocean Road..

Le 13-06-2007 • Pays : Australie

Dire que la Great Ocean road est célèbre est un euphémisme car c'est tout simplement une des routes côtières les plus spectaculaires du monde..

Les plages sublimes contrastent avec les luxuriantes forêts Otway ranges qui offrent d'exceptionnelles possibilités de randonnées et des chutes d'eau magnifiques..

Cette route traverse les lieux mythiques de Torquay, Lorne ou Apollo bay, des localités incontournables pour les surfeurs du sud de l'Australie servant meme de référence pour les spots de pubs..

Malheureusement, cette fameuse côte du Victoria est aussi tristement célèbre pour la marine à voile puisque plus de 80 navires ont sombré le long de cette bande cotière en moins de 40 ans à cause des récifs affleurant et du brouillard parfois très dense..

Mais la partie la plus intéressante sur cet itinéraire singulier est celle longeant le Port campbell National Park.. En effet, les gigantesques falaises calcaires surplombant l'océan, les amas rocheux, les gorges et les arches créent un paysage véritablement hors du commun..

Plusieurs de ces massifs rocheux portent un nom et parfois même une histoire; nous prenons alors le temps de nous arreter et de contempler chacun d'entre eux avec un certain plaisir comme une sorte de quête mystique ou chaque édifice rocheux servirait à remonter le temps..

Nous passons ensuite la nuit au cours du chemin dans un charmant caravan park au milieu des bois où nous posons le van juste à côté d'eucalyptus occupés par plusieurs koalas comme toujours à moitié endormis..

Nous profitons pleinement des services des lieux, il faut dire que c'est le premier caravan park depuis presque 6 mois..

 


Warrnambool, ville de saloons..

Le 11-06-2007 • Pays : Australie

Nous roulons toute la journée et atteignons dans la soirée Warrnambool, petite ville portuaire et ancien port baleinier située à l’embouchure de la fameuse Great Océan road..

 

En arrivant, nous avons un objectif, trouver une chaine câblé dans un pub retransmettant la finale de Rolland Garros Federer-Nadal.. La ville est sombre, pas très attrayante et nous effectuons le tour des pubs de la ville en espérant trouver une chaine sportive autre que le football australien, le rugby ou le cricket.. Tous sont assez glauques, peu rassurants et peu chaleureux mais je suis obstiné et je ne désespère pas..

 

L’un d’entre eux situé à l’écart du centre ville est un modèle du genre, je m’y rend seul et c’est préférable car le lieu est fréquenté par plusieurs ivrognes de tout âge, incapables de parler de manière cohérente.. Une arrière salle propose d’ailleurs une soirée spéciale country où de nombreux zombies ivres coiffés d’un chapeau viennent s’essayer à quelques pas de rock d’une autre époque..

 

Nous roulons en ville de bars louches en bars douteux, chacun me donnant l’adresse d’un autre susceptible de m’aider et j’arrive finalement dans le dernier pub de la ville non visité, un bar saloon digne d’un bon vieux western.. Je me gare devant en vrac sur un passage, je n’en ai pas pour longtemps..

 

A peine sorti de mon véhicule je vois plusieurs personnes se bagarrer et s’insulter au milieu de la route… charmant ! La police ne tarde pas à intervenir non sans mal pour calmer les gladiateurs et coffrer les plus belliqueux..

 

Je me rappelle alors que nous sommes dimanche et c’est paradoxalement le soir en Australie où les australiens adultes boivent le plus et quand on connait leur gabarit, les quantités d’alcool liquidées font peur à voir..

 

La rue évacuée, je me rend dans le bar qui s’avère aussi glauque à l’intérieur qu’à l’extérieur.. Il est fréquenté principalement par des cowboys ou des motards complètement bourrés, titubant maladroitement au main de leur compagne dans le même état pathétique et effrayant..

Une sorte de remake du retour des zombies..

 

Un des vigiles dont le travail ne manque pas, semble dépassé par les évènements et ne peut me renseigner tout comme les barmans ce qui ne me surprend guère.. Anyway…

 

Le ton monte, les esprit commencent de nouveau à chauffer dangereusement, je me dirige donc vers la sortie le pas décidé, soulagé de quitter les lieux..

 

Sous le regard de certains molosses tatoués postés devant le saloon, je met la clé de contact dans le véhicule en expliquant à Val qu’il est temps de partir ce qu’elle avait d’ailleurs très bien compris !

 

Je tourne la clé.. Rien ! Une nouvelle fois.. Rien de nouveau !

 

Blasé de ce nouveau pépin, je démonte le siège avant dans une manipulation toujours aussi longue et pénible pour examiner la batterie.. Après plusieurs vérifications (bougies, broches, démarreur…) toujours rien !

 

Les ours polaires postés devant le saloon commencent à s’approcher intrigués ce qui n’est guère rassurant.. Je décide alors d’appeler l’assistance RAC d’une cabine !

 

Je perd un temps infini à m’identifier car mon numéro de membre délivré au WA n’est pas reconnaissable dans cet état du Victoria, il faut donc reprendre à zéro la plupart des coordonnées.. Après plusieurs minutes, l’hôtesse au téléphone me confirme enfin que mon dossier est complet et qu’un réparateur doit arriver dans l’heure..

 

Nous attendons sous une pluie battante qui a le mérite de ramener les bagnards dans leur tanière et 20 minutes plus tard, la dépanneuse arrive piloté par un grand type baba cool très sympa..

 

Après analyse et avec le matériel adéquat, la réparation est facile et rapide, tant mieux ! Le mécano remplace des câbles détériorés et nous pouvons enfin redémarrer sans débourser d’argent..

 

Le type très sympa me confirme que j’ai fait le tour des établissements de la ville et qu’il faut nous résigner à regarder le match en différé à notre retour en France.. Tant pis !

 

Il est temps pour nous de prendre du repos et si possible loin de ce centre ville de farwest..


La péninsule de Fleurieu, jolie mais..

Le 10-06-2007 • Pays : Australie

Il est 14h30, le ferrie nous pose doucement sur un bout de terre verdoyant, première vision d'une des regions les plus jolies du sud de l'Australie : la peninsule de Fleurieu..

La route vers l'Est n'est pas chose aisée, c'est même un vrai casse tête avec des routes plus ou moins bien indiquées et surtout plus ou moins bien goudronnées ; un peu comme en france lorsque l'on veut atteindre le bord de l'océan atlantique depuis le Nord Est, c'est pas franchement loin mais c'est franchement long !

Et ben là c'est pareil en pire, il nous faut jouer à la chasse au trésor constamment, un jeu de piste à devenir dingue.. Les australiens snobent litteralement d'indiquer les grandes directions, ils préfèrent indiquer les prochaines localités qui ne figurent parfois même pas sur les plans..

Arghh......

Je souris encore en écrivant ces lignes en repensant à notre surprise quand parfois la route goudronnée se transforme en piste poussièreuse au détour d'un virage ou également à la traversée de la fameuse bourgade de Wellington coupée en 2 par une rivière dont le pont n'a jamais été construit ! On atteint alors l'autre côté de la rive à la nage, à la rame ou au moyen d'un petit bateau transporteur en activité 24h/24 faisant les aller/retour régulièrement.. J'hallucine que ce genre de transport existe encore dans cette région plutôt moderne et fréquentée..

Nous atteignons tout de même enfin la highway (espèce d'autoroute départementale de campagne) en fin de soirée et il est déjà temps de se poser pour dormir un peu car demain il nous faut prendre très tôt la direction de la Great Ocean Road, la route la plus célèbre d'Australie..


Kangooroo island, happy end..

Le 10-06-2007 • Pays : Australie

Le samedi, dernière journée sur l'ile, nous partons achever notre séjour par la visite d'un petit parc animalier beaucoup plus intéressant que sa taille ne le suggère avec une variété d'animaux impressionnante allant du wallabie au koala en passant par des buffles, des crocodiles ou des grands faucons..

La gestionnaire du parc est tout sauf agréable mais qu'importe, les pensionnaires y semblent heureux malgré leur espace restreint..

Nous nous en donnons à coeur joie dans cette visite et ganbadons comme des enfants le long des défférents enclos.. Les animaux sont facilement approchables et nous pouvons sans difficulté nourrir et serrer la patte des kangourous ou admirer de très près de nombreux koalas attendrissants..

Nous y restons un bon moment avant de reprendre la route vers le ferrie nous ramenant sur les côtes australiennes..

Après cette détente de 3 jours, il nous faut tout de suite prendre la route vers l'Est en passant à travers la jolie peninsule de Fleurieu, Melbourne nous voila !

 


Kangooroo island, 2eme jour..

Le 09-06-2007 • Pays : Australie

Le lendemain matin, nous prenons le cap des Flinders Chase National Park qui nous permet tout d'abord de règler par téléphone un impensable umbroglio administratif avec la poste d'Adélaide qui dans un premier temps ne veut pas renvoyer la commande de nos travellers chèques vers Melbourne..

Redoublant d'arguments et de persuasion, nous finissons par convaincre le directeur des postes d'Adélaide (rien que ça) et cette longue transaction téléphonique se termine bien et nous permet de gagner 3 jours sur notre plan de route déjà si serré..

Le parc national propose 2 sites intéressants : tout d'abord Admiral Arch et le Cape du Couedic où nous pouvons observer les phoques à fourrures de Nouvelle Zélande tout aussi paresseux que les otaries et ensuite les Remarkables Rocks où se dressent d'étonnant rochers aux formes surnaturelles..

Nous jonglons avec un temps capricieux mais les journées restent agréables malgré l'omniprésence des nuages dans le ciel..

Nous retrouvons en fin de journée la ville de Kingscote une nouvelle fois, histoire de passer la soirée dans le fameux Ozone Hotel, le meilleur hotel, bar, resto du coin qui justifie pleinement son titre d'ailleurs même si la faune locale en plein vendredi soir peu faire peur..

Encore une belle journée en perspective demain avant de reprendre le ferrie dans l'après-midi pour d'autres horizons..


Kangooroo island, un refuge naturel..

Le 08-06-2007 • Pays : Australie

De retour de notre périple du désert, nous nous accordons un petit break de 2 jours sur Adélaide bienvenu puis nous décidons de partir découvrir une des iles les plus protégées et les plus riches en faune et flore de toute l'Australie : Kangooroo Island..

Cartographiée par l'explorateur Nicolas Baudin en 1802, l'ile a conservé de nombreux noms de lieux français ; elle fut baptisée Kangooroo Island par Matthew Flinders, un homologue anglais, après que son équipage y eu tué un grand nombre de kangourous pour se nourir..

Ses premiers habitants européens furent des chasseurs de phoques et de baleines et des bagnards évadés..

L'isolement géographique de Kangourou Island a favorisé l'essor de la faune et de la flore en les préservant des maladies et des animaux nuisibles d'origine européennes ; encore aujourd'hui 30% des terres sont protégées sous forme de parcs nationals..

La côte offre paysages variés, imposantes falaises et plages abritées aux eaux bleus turquoises cédant la place vers l'intérieur aux forets et aux terres rouges du bush..

Son point fort réside surtout dans la diversité de sa faune sauvage, oiseaux, animaux et espèces marines..

Bref, un lieu incontournable qui se situe seulement à 45 mns des côtes de la peninsule de fleurieu.. Cette péninsule est d'ailleurs un lieu superbe parsemé de plages et de collines verdoyantes et ne nécessite que 2 heures depuis Adelaide..

Le seul bémol de cette aventure est peut être le prix exhorbitant de 320 $ A/R de la traversée en ferry, un vrai racket quand on sait par exemple que la splendide Frazer island coute moitié prix pour une traversée 3 fois plus longue !

Mais heureusement, à peine débarqués nous sommes récompensés par le chaleureux accueil d'un penguin qui vient nous attendre et nous saluer à la descente du ferry.. Nous partons alors quelques minutes plus tard avec un guide en soirée à la rencontre du reste de sa famille très nombreux à cet endroit de l'ile..

Ces animaux sont étonnants et leur manière de se dandiner est très amusante et leur donne un côté attachant très particulier, ces animaux sont d'ailleurs réellement gentils et inoffensifs..

Le lendemain, direction Kingscote, 'la capitale', une petite bourgade calme et agréable pour prendre la température des lieux à visiter..

Nous prenons ensuite la route de Seal Bay, au sud de l'ile pour y retrouver des otaries.. Nous avons la chance de les approcher au coeur de leur environnement à quelques mètres pour y observer leur rythme de vie..

Les otaries restent 3 jours en mer pour s'alimenter et viennent ensuite sur le rivage 3 jours durant pour dormir afin de reprendre des forces.. Une vie plutôt calme et routinière pour des mammiferes marins loin d'être dociles et amicaux..

La nuit venu c'est à dire vers 16h45 ! eh oui, les journées sont effroyablement courtes, nous stationnons le long de la côte, face à la mer, le bruit des vagues étant particulièrement agréable..

A demain..


Kings Canyon ou Watarrka

Le 04-06-2007 • Pays : Australie

Une nouvelle fois, nous levons le campement tôt le matin pour effectuer la randonnée la plus difficile de cette excursion : une boucle de 6 kms très escarpée qui nécessite 3 bonnes heures de marche..

Le sentier emprunte le fameux Kings Canyon Walk qui longe la crête des montagnes en offrant des falaises abruptes à perte de vue..

L'ascension est assez difficile mais tous ces efforts sont vraiment récompensés car le paysage au coeur des falaises est réellement renversant............

Cette dernière ballade en plein coeur du désert australien nous laisse sans voix (voire même sans souffle) et justifie à elle seule notre désir de venir à Alice Springs..

Nous contemplons une dernière fois, appareil photo à la main, les méandres tortueux des récifs rocheux..

Mais quelle excursion quand même, quel pied !

Une bonne douche nous attend à notre retour après 3 jours de sable et de poussière avant une dernière soirée festive bien méritée avec le reste du groupe..

Alice, la sauvage a décidement beaucoup de charme..


Les Monts Olgas ou Kata Tjuta..

Le 03-06-2007 • Pays : Australie

Les kata Tjuta sont un étonnant groupe de rochers plus petits et plus arrondis que l'Uluru qui se dressent à environ 30 kms à l'ouest du rocher rouge.. Leur nom signifie "beaucoup de têtes"..

C'est donc après le sunrise d'Ayers Rock que nous partons affronter les monolithes kata Tjuta tout aussi impresionnants..

Le principal sentier de randonnée : la vallée des vents nous permet alors d'approcher au plus près en offrant un circuit de 2.5h serpentant à travers les gorges et offrant une vision surréaliste des dômes..

Le temps est magnifique et le guide, un type vraiment sympa nous livre quelques secrets sur la region, les traditions et les coutumes de ce peuple ancestral présent depuis des milliers d'années..

L'après-midi, séance repos dans le bus pendant près de 3h puisque celui ci se dirige vers un autre objectif : établir un campement avant la nuit près de Kings Canyon ou Watarrka, un des paysages les plus époustouflants d'Australie..

 


Ayers Rock, le symbole australien..

Le 02-06-2007 • Pays : Australie

Après un déjeuner frugal composé d'une biscotte et d'un verre d'eau nous prenons place aux aurores dans le bus de l'expédition 'Mungas' avec une vingtaine d'autres participants du même backpacker..

Le guide, betch à ne pas confondre avec bitch (qui veut dire salope, la prononciation est très proche) nous demande de nous présenter à tour de rôle au micro, un exercice que nous connaissons déjà car c'est souvent l'usage dans ce genre de trip..

A notre grand désespoir, nous constatons que 90% du groupe est composé d'anglais qui ont très souvent tendance à rester entre eux et ne faire aucun effort de conversation et des allemandes dont une majorité en pleine puberté !

Prometteur donc.. d'autant que notre excursion est très différente des précédentes, nous devons en effet cohabiter jour et nuit puisque nous dormons le soir tous ensemble ) à la belle étoile autour d'un feu..

Nous prenons aussitôt la route d'Ayers Rock qui se situe à près de 5h d'Alice Springs dans un bus tout aussi inconfortable que le précédent et donc impropre à une petite sieste..

Après un trajet laborieux aussi bien pour nous tous que pour le chauffeur qui avait du faire nuit blanche et qui conduisait la tête en dehors de la vitre pour lutter contre la fatigue, nous arrivons à destination.. Sur place nous faisons tout d'abord la visite du centre Uluru national park particulièrement bien présenté et riche en informations sur les aborigènes et leur mode de vie ancestral..

Ensuite, nous partons à la rencontre du mythe, de l'emblème de toute l'Australie : Ayers Rock ou Uluru pour les aborigènes..

Le rocher rouge est immense, c'est le plus grand monolithe du monde, il mesure presque 4 kms de long.. Un sentier de 10 kms permet d'en faire le tour et de contempler ses innombrables reliefs, grottes et peintures..

Uluru est sacré pour les aborigènes qui lui confèrent tout une mythologie qui se transfère de génération en génération, ces derniers codirigent d'ailleurs la gestion du parc..

La visite d'Ayers Rock se fait généralement avec le sunset (couché de soleil) ou le sunrise (levé de soleil) car les changements de couleur de la roche et de la végétation impressionnent et permettent d'observer toute une gamme de nuance de couleur très apréciée par la foule venu en grand nombre..

Nous assistons aux 2 stades puisque nous établissons notre campement à proximité afin d'être présents dès l'aurore..

La nuit est très fraiche (à peine 2°) mais le feu de notre 1er campement australien nous permet d'apprécier pleinement cette nuit en pleine nature sur le sol rouge du désert..

Nous apprécions tous le soir de partager quelques bières propices à une veillée nocturne mais ne tardons pas à installer nos tapis de sol et sacs de couchage 'spécial grand froid' très isolents ; il nous faut reprendre des forces pour demain car se profile une autre randonnée d'une dizaine de kms bien moins tranquille : Les Monts Olgas..


Alice Springs, l'oasis désertique..

Le 01-06-2007 • Pays : Australie

Il nous reste encore 700 kms à franchir avant d'arriver à destination et nous faisons sur le chemin différentes haltes dans des Roadhouses plus ou moins rassurantes dont la dernière très surprenante puisque la star du lieu est un dingo (chien sauvage) qui chante !

Il est d'ailleurs mondialement connu comme en atteste les prix et les coupures de presse et nous livre même en live un petit récital de sa composition : étonnant !

Vers 22h, avec un certain retard nous arrivons enfin à destination.. Il faut dire que le chauffeur/guide est un homme particulièrement prévoyant s'arretant toutes les heures pour des pauses pipi au bonheur de la gente féminine très nombreuse ce qui lui sert d'excuse pour fumer une ou deux cigarettes visiblement indispensables à sa survie.. Mais comment blamer un type qui parcours plus de 1500 kms en moins de 48h tout au long de l'année ?

Alice Springs ou 'the Alice' comme disent les australiens fut fondée en 1871 pour servir de relais à la ligne télégraphique de plus de 3000 kms reliant Adélaide à Darwin..

A cette époque, les seuls moyens de transport dans cette région si aride étaient les dromadaires (importés fin 19ème) puis le train, le fameux Ghan mais cette ligne de chemin de fer connu des problèmes incroyables et mis d'ailleurs plus de 100 ans avant d'être totalement opérationnelle !

Alice est devenue une ville moderne et touristique, servant d'approvisionnement pour toute la région en un temps record puisque la route d'accès : la Stuart highway ne fut goudronnée qu'en 1987 alors que la ville n'avait alors que quelques centaines d'habitants ; elle en possède aujourd'hui plus de 25000 et accueille des centaines de milliers de touristes toute l'année grâce à son centre névralgique et sa porte d'accès aux nombreux sites environnants..

Le backpack dans lequel nous restons pour la nuit parait tout aussi accueillant et confortable que celui d'Adélaide et nous partons nous coucher vers les 1h du matin après un bon repas et une bonne douche..

Je règle le réveil du lendemain sur 05h20.. encore une nuit très courte avant le départ de l'expédition menant à l'emblème de toute l'Australie : Ayers Rock, le rocher rouge.. 


Coober Pedy ou le monde souterrain..

Le 31-05-2007 • Pays : Australie

Nous sommes une vingtaine de participants entre 20 et 30 ans à prendre la longue route du désert menant à Alice Springs.. Ce sont tous des travellers comme nous dont la moitié d'allemandes, tous désireux de rallier le centre de l'Australie pour partir ensuite en excursion dans le désert.. Une seule personne de ce groupe, une tawainaise adorable, partagera avec nous la suite de l'aventure..

Tout ce petit monde parait très motivé de se rendre dans l'endroit le plus aride et plus sous peuplé d'Australie..

Après 850 kms cahotiques à bord d'un bus minipousse sans grand confort, nous arrivons enfin à notre première destination : Coober Pedy, la capitale mondiale de l'opal..

On dénombre plus de 250000 puits de mines tout autour de la ville, c'est vraiment énorme !

Cette ville minière connue également pour ses décors apocalyptiques qui ont servi notemment pour Mad max, Star wars, et autres panoramas futuristes comme la planète Mars est situé au milieu de nulle part..

Le lieu est très impressionnant, c'est une sorte de ville/caverne habitée par des chercheurs d'opal en quête de fortune venus du monde entier.. Cette ville tire son nom d'une expression aborigène qui veut dire 'terrier de l'homme blanc' ce qui décrit parfaitement l'endroit car la plupart des habitations sont des maisons troglodytiques c'est à dire des grottes souterraines..

Le bus nous dépose tout d'abord dans notre 'hotel' situé près du centre ville qui est en fait un ensemble de dortoirs construits dans la pierre, l'impression est particulière, déroutante pour la plupart d'entre nous..

Nous faisons ensuite un petit tour ; toute la ville a été inventée et façonnée dans le roc, l'endroit est vraiment surréaliste !

Le soir nous sommes tous conviés dans un restaurant du centre et commençons au fil des bières à faire connaissance ; nous décidons de poursuivre d'ailleurs la soirée dans un bar de nuit très étrange au milieu de la population locale, très fidèle à l'outback : des types immenses, crânes rasés, barbus, tatoués avec des lunettes de soleil..

La viande fraiche que nous representons procure son petit effet mais ces guerriers d'un autre monde en ont vu d'autre car nous ne sommes surement pas les seuls touristes du coin..

Nous passons ensuite la nuit tous ensemble dans notre caverne de pierre, une expérience amusante qui confirme une chose : le lieu est très calme et préserve une chaleur constante de 24 degrés toute l'année.. A exporter en france ?!

Le lendemain matin, nous faisons la visite très intéressante du musée qui montre l'histoire et les conditions de vie des mineurs des années 1890 jusqu'à aujourd'hui.. Certaines choses n'ont pas beaucoup évolué..

Nous prenons ensuite le temps de faire le tour des revendeurs d'opal, chacun d'entre eux a une histoire à raconter souvent incroyable et des pierres de toutes les tailles et de toutes les couleurs.. Contrairement à certaines autres pierres précieuses, l'opal a une couleur et un éclat très difficile à deviner dans sa texture brute, il faut lui faire passer plusieurs traitements avant d'en découvrir son éclat final et donc sa valeur..

Ces boutiques ne sont pas des bijouteries, les pierres sont souvent magnifiques mais pas toujours mise en valeur car ce sont souvent des grossistes qui nous font profiter d'expositions incroyables à quelques kilomètres seulement du lieu d'extraction..

Il est temps ensuite de reprendre la route aux décors lunaires en direction d'Alice Springs, la ville la plus isolée d'Australie en plein milieu du désert.. 


Adelaide et la Barossa Vallee..

Le 29-05-2007 • Pays : Australie

Nous partons tôt le matin pour arpenter les routes vallonnées du coeur de l'australie méridionale (South Australia) en direction de la région viticole la plus connue et la plus ancienne d'Australie : la Barossa Vallée qui exporte plus de 70% du vin australien..

Nous commençons notre visite des vignobles par 2 exploitations tres intéressantes dans la Clare Vallée juste avant la Barossa dont l'une d'entre elle fut fondée par des moines jésuites en 1850 ! et qui abrite toujours le monastère lui servant d'emblème..

Nous avons même la surprise de pouvoir déguster le vin de messe officiel : un rouge très efficace de 18 degrés qui augure de bien belles paroisses le dimanche matin !

L'une des hôtesses d'un autre vignoble dans le coeur de la Barossa cette fois nous offre ensuite une spécialité de la maison introuvable en Australie : un vin rouge avec des bulles, une curiosité très raffraichissante que nous ne manquons pas d'accepter avec satisfaction..

La nuit tombant après avoir fait encore quelques emplettes, nous restons dans les environs et dinons dans un authentique restaurant italien (les pizzérias sont très nombreuses mais les bonnes tables italiennes sont très rares à aussie) avant de découvrir une catastrophe en revenant : le bouchon du fameux "mousseux rouge" n'a pas tenu et la bouteille s'est complètement vidée à l'arrière !

Les dégâts sont nombreux : matelas, draps, vêtements mais aussi tous mes papiers comme ça le Shiraz n'aura plus de secrêt pour vous à mon retour à la moindre odeur de mon passeport ou de mon permis..

Cet incident nous coute alors plusieurs heures de nettoyage le lendemain matin ce qui tombe très mal ; en effet, nous devons booker absolument le jour même notre billet d'avion de retour en france (et oui, la date est enfin fixée!) et également notre expédition dans le désert avec plusieures problématiques qui font désormais parties de notre quotidien à savoir trouver vite et pas cher une expédition rapide mais complête.. Vous me trouvez exigeant ?

Nous sommes enfin à Adélaïde, il est 16h30 et la plupart des agences ferment aux alentours de 17h, c'est pas gagné !

Et miraculeusement, c'est chose faite ! puisque nous réservons in extremis à 18h les 2 dernières places d'une expédition terrible avec en ligne de mire : Coober Pedy, Alice Springs, Kings Canyon et l'immanquable Ayers rock, le rocher rouge..

Le départ est prévu le lendemain matin à 6h30 !

A plus, on file préparer nos sacs..


Les Flinders Rangers

Le 28-05-2007 • Pays : Australie

Port Augusta ne possède pas grand intérêt si ce n'est celui d'être aux portes de la fameuse Stuart highway, la longue route du désert reliant Darwin à Adélaïde..

Nous souhaitons nous rendre en effet au centre du désert australien pour y découvrir le fameux rocher rouge et la ville mythique d'Alice Spring mais le trajet en van est un long périple, les 3500 kms aller-retour sont très dissuasifs et nous décidons donc d'y aller par un autre moyen de transport que notre véhicule..

Mais toutes les tentatives d'y parvenir sans notre van sont sans succès : les agences de location de voitures sont démunies, le train (le fameux Ghan) et le bus sont hors de prix et les tours opérators ne proposent que des packages grand luxe destinés aux retraités fortunés..

Et pourtant l'office de tourisme de la ville qui nous sert accessoirement de caravan park tente de nous aider au maximum mais reste aussi désespéré que nous..

Résignés à descendre plus au sud sur Adélaïde pour essayer de trouver un lift plus intéressant, nous décidons avant de partir de découvrir les montagnes des Flinders Rangers dissimulées derrières d'immenses collines après une route désertique de 2 heures..

Sur place, près du poste d'accueil, nous visitons les observatoires très modernes et très intéressants avec de nombreuses archives et vidéos à l'appui mais nous ne pouvons malheureusement accéder directement au coeur des montagnes car la seule manière de les approcher réellement implique une randonnée de 9 heures ce que nous ne ignorions naturellement et qui nous ne motivera pas plus que ça..

Les déformations de ces anciennes montagnes procurent un paysage intéressant fidèle à l'étrangeté australienne et les forêts de kangourous des alentours nous offrent un panorama très relaxant..

Nous reprenons la route le soir même après avoir improvisé un petit safari kangourou des plus plaisant en pleine forêt, au coeur de leur habitat naturel..

De retour à Port Augusta, nous nous rendons le soir dans un délicieux restaurant italien (assez rare pour être signalé) où les réservations sont de mises qui nous étonnera par sa carte variée et raffinée..

Ce très bon repas terminé, nous rentrons au "gite" car demain, la fameuse Barossa Vallée nous attend..


L'interminable route du Nullarbor..

Le 26-05-2007 • Pays : Australie

Tiré du latin qui veut dire "sans arbres", la plaine du Nullarbor n'est goudronnée que depuis 1976, elle longe d'impressionnantes falaises qui bordent la Grande Baie australienne..

Elle relie Espérance à Port Augusta au moyen d'une petite route départementale (considérée comme une autoroute ici en Australie) de presque 2000 kms avec pour moitié une région complètement désertique parsemée de quelques brousailles..

La route est longue, interminable et les seules habitations rencontrées sont quelques Roadhouses (stations service) d'une poignée d'habitants seulement..

Nous sommes surpris de croiser à contre sens un nombre impressionnant de camping cars et caravanes venant principalement d'Adelaide, Melbourne et de Tasmanie ; c'est ce que l'on peut appeler "la migration hivernale australienne" où tous les australiens du sud et donc du froid prennent les routes en direction de l'ouest ou du nord..

Nous rencontrons sur la route une autre curiosité : un balai ininterrompu d'une vingtaine de 404 en très bon état conduites par des septagénaires visiblement en pleine forme, la 404 est ressucitée ici ! Rapellons au passage que les voitures françaises sont extrèmement rares en Australie même dans les grandes villes..

Nous nous arretons en chemin à Eucla, ville frontière entre le Western Australia et l'Australie Méridionale ou South Australia, histoire de prendre du repos.. Nous sommes presque à mi-chemin du parcours et apprécions d'effectuer ce trajet à cette période douce de l'année..

Nous en profitons pour nous rendre aux fameuses dunes de sables blanches d'Eucla situées à quelques kilomètres du point relais.. Nous laissons notre véhicule en bas et commençons l'ascension interminable des dunes.. Elles donnent l'impression d'être à la fois très proche visuellement mais aussi très éloignées vu le temps passé à les franchir..

Le spectacle en haut est magnifique : des plages sauvages à perte de vue accolées à des dunes de sables blanc et une végétation assez aride.. Non loin de là se situe la piste d'atterissage des avions relais servant de lien médical et d'approvisionnement aux régions les plus reculées sachant que nous sommes ici à 900 kms de la ville la plus proche !

Après un petit repas dans la gargotte du coin, nous passons la nuit sur les lieux dans un caravan park agréable malgré la présence de personnes très primitives n'ayant pa vu une douche et une femme depuis plusieurs décennies...

Nous effectuons finalement ce pénible trajet en 4 jours après un ultime passage à la douane 'alimentaire' de Céduna en contemplant au passage cette fameuse Grande Baie qui témoigne grandement de l'érosion du temps sur ces massifs rocheux..

Nous voila enfin ce vendredi à Port Augusta avec un certain soulagement..

Cheers


Espérance, la cité perdue..

Le 21-05-2007 • Pays : Australie

Sur le chemin menant à Espérance nous faisons d'abord une halte dans la jolie bourgade de Denmark située en plein coeur d'une forêt bordée d'une rivière et d'une mer à l'intérieur des terres..

Le bourg est agréable, relax, nous trouvons même un petit resto de poulet fris encore ouvert dans une des petites rues du centre près d'un joli parc où nous établirons notre campement.. Le soir, le seul pub du coin est très sympa également et nous permet de voir sur le cable Tony Parker en grande forme en vue des playoffs de basket..

Le lendemain direction Albany qui est la plus ancienne colonie européenne de l'Etat et le principal pôle commercial de la région sud.. C'est une vraie ville en effet qui nous permet de nous ravitailler facilement mais nous repartons déjà avec Espérance en ligne de mire..

Petite ville d'une dizaine de milliers d'habitants, Esperance est complètement isolé au sud du Western Australia, elle se trouve au centre d'une côte grandiose possédant des plages étourdissantes..

Sa réputation de petit paradis perdu en fait un lieu privilégié pour les touristes amoureux des grands espaces et de l'océan d'autant que c'est une ville agréable et moderne..

Les plages ou plutôt l'association océan bleu vert, sable blanc, falaises abruptes et végétation luxuriante nous offrent un panorama unique réellement magnifique et donnent très envie de s'y baigner malgré la température très fraiche pour la saison..

A notre arrivée, nous aprécions le calme et la tranquilité de cette ville et de sa nature sauvage. Nous faisons une halte bienvenue en faisant le plein de linge propre et de provision..

Nous y restons une journée complète, le temps de faire le tour de la route du littoral (30 kms) et d'apprécier au maximum les différents points de vue proposés..

Nous restons réellement scotchés devant ces plages magnifiques, il ne fait aucun doute qu'à une autre période de l'année avec plus de temps devant nous, nous serions restés davantage pour apprécier cette splendide région..

Quel est belle cette nature sauvage ! Mais une autre beaucoup plus aride nous attend déjà : la traversée de la plaine du Nullarbor..


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