La route menant à Queenstown se passe plutôt bien avec une sensation très nouvelle et très agréable : dépasser les 100 kms/h !
Le plaisir de conduire une voiture citadine est immense et mes automatismes à des vitesses importantes reviennent automatiquement.. Ca doit être comme le vélo !
La première partie du parcours se passe bien, le paysage est assez monotone avec de vastes prairies ayant les moutons pour seuls habitants.
Puis le temps se gatte peu à peu, la pluie fait alors son apparition suivie d’une intempérie beaucoup plus inquiétante : la neige !
Le problème c’est qu’aux 3/4 du parcours figure sur la carte un passage hautement délicat avec la neige : un col de plusieurs centaines de mètres d’altitude ne laissant parfois le passage pour à peine 2 voitures.
La neige redouble et le col est en vue… ma vitesse se réduit à 40 kms/h à cause du temps bien sur et surtout des poids lourds peu rassurés eux aussi.
L’ascension du col commence et l’adhérence est parfois inexistante, je reste très concentré jusqu'à ce que ce franchissement se termine.
Tout en haut du col, les camions ne passent plus, certains s’arrêtent, d’autres roulent au pas.
Il n’y a quasiment plus qu’une seule voie praticable sur la route, j’hallucine !!
Mais il nous faut avancer coute que coute…
Le volant fermement maintenu par mes 2 mains légèrement crispées, j’avance, je slalom entre les virages..
La descente s’annonce alors, je ne sais pas si cette perspective est plus rassurante que la montée mais j’avance doucement évitant pierres et glissades inopinées.
Quelques minutes plus tard, nous voilà définitivement soulagés, nous sommes enfin revenus au pied de la montagne.
De plus, le temps s’améliore et la 1ère pancarte de Queenstown apparait, nous ne sommes plus très loin…